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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 08:17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une partie des membres qui effectuent des recherches sur l'histoire de Marlens.

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 09:11

Prochainement, Conférence sur l'histoire de Marlens, par un Merlinois de souche, de la grande famille des BRASSET, digne de son prédécesseur Paul BRASSET et de son ouvrage "Marlens et son histoire (1790-2000)" édité par la mairie en 2003.

La période précédente "De l'antiquité à la Révolution" sera la base de la réunion.

Personne ne connait mieux que le conférencier :

- le nom latin de Marlens, connu depuis l'an 886, bien avant celui de Faverges ...

- les chartes de fondation de la commune ...

- le litige de 1339 sur les limites de possessions ...

- les nombreuses familles nobles ...

- les affranchissements ...

- les notaires ...

et de nombreuses autres informations qu'il livrera aux auditeurs.

 

Rendez-vous donc à la Maison des Associations de Faverges, place des Anciens combattants, salle 203

le jeudi 29 septembre 2022

à 15 heures

 

 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 09:00

Styé no

(Stanfon - su l’êre de la Pyémontézina )

(1é kouplè)

Kan on poueû vê de sa stanbra, Quand on peut voir de sa chambre,

In s’lèvin la matin En se levant le matin

Lou rosté d’l’Arklozan. Les rochers de l’Arclosan.

Kan on poueû vê d’son salon, Quand on peut voir de son salon,

In ivrin lou volè En ouvrant les volets

Le sanzon di Mon Blan, Le sommet du Mont Blanc,

È no fô preû, ll nous faut ''assez'',

Remarché l’bon Dyu, Remercier le bon Dieu,

Noutron bon Dyu de lénô, Notre bon Dieu de là-haut,

De s’trovâ djin on indrê si byô. De se trouver dans un endroit si beau.

 

(1é refrin)

D’poué k’on è tô lou dou, Depuis qu’on est tous les deux,

Passâ on demi syékle Passé un demi siècle

Y’in a bin kolâ d’éga Il y en a bien coulé de l’eau

Yava p’lou Éssoryu. En bas par les Essérieux.

De vodri kè dorissè, Je voudrais que cela dure

As lontin kè possible Aussi longtemps que possible

È k’insinble on fachissè, Et qu’ensemble on fasse,

Le rèstan de n’tron stmin. Le restant de notre chemin.

 

(2éme kouplè)

Kan on poueû vê de sa kozna, Quand on peut voir de sa cuisine,

La din de Kons drê devan, La dent de Cons droit devant,

Le Starvin su la gôste Le Charvin sur la gauche

È poué le kol de l’Épèna, Et puis le col de l’Épine,

La vèla de Rossè La ville de Rosset

È le rosté d’Nanbèlè, Et le rocher de Nantbellet,

Y’è pâ la pin-na Ça n’est pas la peine

De starstyé l’paradi, De chercher le paradis,

Kâr âl è tche a Favarzè, Car il est ici à Faverges,

Y byô mêtin de noutron korti. Au beau milieu de notre jardin.

 

(2éme refrin)

Si v’z étè pâ d’akôr, Si vous n’êtes pas d’accord,

Si v’pinsâ k’d’égzajére Si vous pensez que j’exagère

Y’è pâ na grant afére Ce n’est pas une grande affaire

On in pârlèra ple. On en parlera plus.

De totè lé fasson, De toutes façons,

On pore pâ tô étre d’itche On ne pourrait pas tous être d’ici

È fô bin kè yin issè, Il faut bien qu’ils y en aient,

Kâkzon k’sissan d’ayor. Quelques-uns qui soient d’ailleurs.

 

                 Raymond Brasset - Janvier 2009 -

                    Francosavoyard de Marlens et graphie phonétique de Conflans.

                   (Pour toute information, prendre contact avec le président du CPCGF 

phila.faverges74@wanadoo.fr

                   [24 chemin de Pré la Dame 74210 Faverges au 04 500 44 53 76 qui transmettra)

 

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 08:00

Afin de donner le goût des cahiers de Sidonie Serand à nos lecteurs, nous publions le sommaire de l'ouvrage de 1250 pages et qui se compose en deux parties.

La première partie commence en 1849 quand Sidonie a 13 ans, et se termine au jour du vote pour l'Annexion, le 22 avril 1860.

Elle comporte 593 pages et le sommaire se situe à la page 595.

 

Les cahiers de Sidonie

1ère partie

de 1849 à la votation des 22/23 avril 1860

  

Historique des cahiers de Sidonie                                              page 3

Le caractère de Sidonie Serand                                                 page 11

1°) Le cahier ''A'', journal de mes vacances de 1849                 page 21

2°) Le cahier ''B'', journal de mes vacances de 1851                 page 31

3°) Journal historique. 1851. Genève                                       page 41

4°) Cahier ''C''. Janvier 1854. Sidonie a 18 ans                       page 51

5°) Cahier ''D''. Avril 1854                                                      page 81

6°) Journal de l'année 1858. Cahier 1. Sidonie a 22 ans         page 109

          Mercredi 14 juillet 1858 – Planay – Plan Lachat

          Mercredi 4 août. La Tournette

          Dimanche 15 août. La Balme de Thuy

7°) Les cahiers de Sidonie. Année 1859                                   page 323

          Lundi 18 avril. Départ pour Monthey (Suisse)

          Vendredi 29 avril. Uvrier, Sion, Valère et Tourbillon

          Dimanche 3 juillet. Musique à la Fontaine

          Jeudi 29 septembre. L'Arclosan

8°) Les cahiers de Sidonie. Année 1860                                 page 533

          Samedi 18 février. Bal offert par la ville d'Annecy

          Vendredi 13 avril. Visite du sénateur Laity

         

Dimanche 22 avril. Vote universel

Sommaire de la 1ère partie                                                    page 595 

Extrait du journal d'une jeune Bourgeoise :

Samedi 18 février 1860. Bal.

" Voilà donc le grand jour arrivé, le bal offert par la ville d'Annecy à Mr le gouverneur Maggi, commencera ce soir à 8 heures. Toute la ville se prépare, il y aura beaucoup de monde. Nous faisons toutes nos commissions dans la matinée, et à midi, nous rentrons pour ne plus nous montrer jusqu'à ce soir. À 2 heures, nous commençons déjà à nous coiffer les unes les autres, et nous n'avons fini qu'à la nuit. Mlle Philomène Mugnier notre modiste, a la complaisance de venir à 4 heures pour nous habiller. Nous soupons avant de commencer cette œuvre importante, puis nous nous mettons à l'ouvrage. La robe de Louise est en tarlatane blanche garnie de trois grands plis, entre chacun desquels il y a une jolie broderie. La Berthe est assortie au reste de la robe, les manches sont courtes. La robe d'Antonie est en tarlatane blanche garnie de 12 volants, ma coiffure est rose, rouge avec du feuillage d'argent. Celle de Louise est en perles blanches et fleurs bleues. En général, nos toilettes sont fraîches et assez jolies. À 8 heures, tout est achevé, Mr Richard nous attend chez Éloi pour nous conduire à l'hôtel-de-ville. Le temps est sec et froid, mais nous ne nous arrêtons pas à cela. Nous voyons déjà de loin la façade illuminée, et des carabiniers à cheval faisant reculer la foule. Le vestibule et la cour seront garnis de glaces et de bougies. L'escalier est orné de fleurs et de lumières, c'est vraiment magnifique. Nous trouvons dans l'antichambre une foule de commissaires en grande tenue qui nous offrent leur bras pour nous introduire. Le vestiaire a d'abord notre première visite, puis Mr Chaumontel avocat me conduit dans le salon, ces autres messieurs conduisent mes sœurs et Maman. Nous sommes placées en face des places réservées pour la famille du Gouverneur. Annette qui est déjà dans la salle vient se mettre à côté de moi. En attendant que les danses commencent, nous avons le temps d'examiner le salon, il est magnifique. Le plafond, les murailles sont tous or et blanc avec quelques tentures rouges. Les lustres sont répandus à profusion et tout illuminés au gaz. Deux belles glaces placées en face l'une de l'autre, reflètent les lumières et les toilettes. Tous les canapés et les fauteuils sont déjà garnis et en remarquant bien, nous reconnaissons Fanny Pichollet, Rosalie de Rochette, Eugénie Collomb, Fanny Serand, Marie Lauvens, Sabine Burnod, Mme Garnier, Mme Richard, les demoiselles Ruphy etc. etc. Enfin, en tout il y a 80 dames. Les toilettes sont toutes très légères et très fraîches. Le rose et le blanc dominent, quelques robes bleues font diversion, mais la nuance la plus goûtée est à mon grand étonnement une robe vert pomme qui fait très bien à la lumière. À 9 heures, on introduit en cérémonie Mme Maggi et sa fille cadette, tout le monde se lève et ces dames saluent très gracieusement. Mr Levet les place sur leur fauteuil et Mme Levet et de Fésigny viennent s'asseoir et causer avec ces dames. Dix minutes après, Mr le Gouverneur et ses deux filles aînées arrivent, après les premiers compliments, la musique joue et la première valse commence. Aussitôt 60 danseuses et autant de cavaliers se mettent sur les rangs, mais les commissaires ne laissent danser que huit ou dix couples à la fois, lesquels après avoir fait deux tours dans le salon, sortent par le corridor où se tient la musique, rentrent dans un autre salon et attendent patiemment que leur tour revienne, ce qui arrive tout au plus deux fois dans une danse. Mais qu'y faire, il faut supporter les désagréments d'un grand bal, puisque nous jouissons de la beauté du coup d’œil. Après la première valse, il y a un assez long intervalle dont nous profitons pour regarder la famille du Gouverneur. Mme Maggi est une grosse dame d'une cinquantaine d'années, très gracieuse et ne sachant pas un mot de français. Elle a une robe de soie bleu foncé garnie de dentelle blanche à la jupe, et au corsage d'une belle guipure blanche. Les deux filles aînées du gouverneur sont bien brunes et pas très belles, la cadette est assez jolie, toutes trois sont très gracieuses. Leur toilette est pareille, et d'une simplicité extrême. Leurs robes sont en mousseline blanche à deux jupes, la taille est couverte de velours rose coupé à l'emporte-pièce. Cette espèce de plastron est d'une originalité tout autrichienne, car ces dames sont de Milan. Le milieu du salon est envahi par une armée de cavaliers, quelques-uns viennent nous présenter leurs respects ; de ce nombre se trouvent Mr Arminjon, Mr Pichollet, Mr Jacques Delesmillières, Mr Gaillard, les Messieurs de Roland, Mr Cloppet-Bachollet et quelques autres. Enfin, les danses continuent, mais malgré leur longueur, on peut tout au plus faire deux fois le tour du salon, il y a tant de personnes qui attendent leur tour. L'agrément qu'il y a c'est qu'il est impossible de se fatiguer, et c'est tout au plus si l'on danse assez pour se réchauffer. Nous avons encore assez de bonheur, car nous ne faisons pas tapisserie, grâce aux Messieurs de notre connaissance et à quelques étrangers. Mais nous avons près de nous des dames qui ne peuvent pas en dire autant. À minuit, la musique cesse, les cavaliers disparaissent et l'on apporte des tables devant les dames, pour la collation. C'est vraiment un coup d’œil magnifique de voir toutes ces têtes couvertes de fleurs, cette double guirlande de robes bleues, roses, blanches, rouges, vertes, noires, tout autour de la salle. La gaieté n'est pas bruyante, car l'étiquette est toujours là, mais cependant tout le monde est content. Les commissaires, tous Messieurs d'un certain rang et d'un âge respectable, se multiplient pour servir les dames ; ce sont eux qui versent le vin de Champagne, car on n'en boit pas d'autres. Chaque table est munie de quatre couverts, d'une assiette de galantine, d'une assiette de pâté froid, de huit petits pâtés chauds, d'un poulet découpé, et de glaces au citron. C'est plus qu'il n'en faut pour l'appétit des dames, cependant nous avons quelques voisines qui y font honneur, et auxquelles les commissaires ont fort à faire à verser le champagne.

À 1 heure du matin, tout est fini, les tables disparaissent avec le même mystère qui a présidé à leur arrivée, le salon est lestement nettoyé, et pendant ce temps les dames se promènent dans le corridor. Peu à peu, les musiciens reparaissent, les cavaliers rentrent par toutes les portes à la fois, et les danses reprennent avec plus d'ardeur. Enfin, à 6 heures ½ du matin, l'on pense à s'en aller ; le vestiaire est assailli et chacun remporte de cette cohue son manteau ou son châle, et s'en va bien vite pour débarrasser la place. Nous attendons patiemment que notre tour arrive et quand à grand-peine nous avons rassemblé toutes nos hardes, nous descendons aussi, avec Mr Mme Richard, Fanny Serand et Éloi, Fanny Pichollet et son frère qui m'offre son bras jusqu'à la maison. Il est grand jour quand nous arrivons chez la tante Fanchette, mais cela n'empêche pas que nous nous couchons immédiatement dans de bons lits chauds, d'où nous ne sortons qu'à midi sonnant. "

La seconde partie des cahiers de Sidonie Serand reprend le dimanche, jour du vote pour l'Annexion, le 23 avril 1860, et se termine par ses derniers écrits avant sa mort en juillet 1863.

Elle comporte 643 pages et le sommaire se situe à la page 1239.

Suivent les généalogies ascendante et descendante de la famille de Sidonie SERAND

Les cahiers de Sidonie

2ème partie

des 22/23 avril 1860 à sa mort


 

Année 1860. Dimanche 22 avril. Vote universel                   page 591

                     Jeudi 14 juin. Annexion officielle à la France

                     Dimanche 1er juillet 1860. Fête des pompiers de Talloires

                     Mercredi 18 juillet. Jour de l'éclipse

                     Mercredi 29 août. Arrivée de l'empereur

                     Dimanche 9 septembre. Tamié

9°) Les cahiers de Sidonie. Année 1861                                 page 741

                     Dimanche 20 janvier. Élections

                     Mardi 12 février. Carnaval

                     Dimanche 15 septembre. La tante Fanchette rend l'âme

                     Dimanche 29 septembre. La Couronne de Savoie

                     Mercredi 9 octobre. La mine d'Entrevernes

                     Jeudi 12 décembre. Demande en mariage d'Éloi Serand

10°) Les cahiers de Sidonie. Année 1862                               page 945

                     Jeudi 27 février. Mariage d'Éloi Serand

                     Mercredi 4 juin. Foire

                     Lundi 23 juin. Une marmelade de cerises

                     Dimanche 13 juillet. Tamié

                     Jeudi 17 juillet. La Forclaz

                     Samedi 26 juillet. Promenade à Marlens

                     Mardi 26 août. Genève

                     Mercredi 27 août. Monthey

                     Lundi 1er septembre 1862. Saint-Maurice et ND du Scex

                     Vendredi 5 septembre. Uvrier

                     Samedi 6 septembre. Sion et Valère

                     Lundi 8 septembre. Nativité de la Sainte Vierge

                     Dimanche 14 septembre. Bex

                     Lundi 15 septembre. Champéry

                     Vendredi 26 septembre. Retour à Faverges

                     Lundi 29 septembre. Concours agricole

                     Lundi 8 décembre. Immaculée Conception

11°) Les cahiers de Sidonie. Année 1863                               page 1151

                     Vendredi 13 mars. Les premiers signes de la maladie

                     Mardi 21 avril. Les derniers écrits de Sidonie

Annexe : Généalogie de la famille Serand                              page 1203 à 1231

Extrait du journal d'une jeune Bourgeoise :

Dimanche 31 août 1862. Au couvent des Bénédictines.

" Nous allons à la grand-messe où nous entendons l'harmonium puis entre la messe et le dîner, nous faisons comme les indigènes, nous nous pavanons en haut et en bas dans la rue et sur la place. Les chapeaux valaisans se croisent en tous sens et nous font ouvrir des yeux plus ou moins émerveillés. Le Grand-Papa se promène avec nous, le parisien Edmond nous rejoint aussi et nous faisons le tour du château.

La tante Henriette nous attend à dîner, nous, les trois voyageuses et la tante Baud. Le Grand-Papa préside à table et se montre parfaitement tranquille.

Après dîner, Léontine et Léonie nous rejoignent pour la promenade, nous allons d'abord à la gare pour voir passer le train, puis à Colombey au couvent des bénédictines. Les bonnes religieuses chantaient leurs Vêpres, dans une chapelle antique et cachées par des grilles et des rideaux, mais quelques-unes d'entre nous font tant avec les mains et les ombrelles, qu'elles parviennent à soulever le rideau, et nous pouvons voir le chœur où ces dames sont réunies pour chanter leur office. Les plus anciennes, c'est-à-dire les sœurs professes ont des robes blanches, de longs scapulaires noirs et des voiles noirs. Les novices sont habillées de noir avec des voiles blancs. Rien ne peut donner une idée de la solitude de ce lieu, de la tristesse de leur chant ; nous restons longtemps à les voir et à les entendre et nous sortons de la chapelle le cœur plein de mélancolie.

Nous faisons le tour des bâtiments pour entrer au parloir où les tantes veulent voir sœur Cécile bonne vieille religieuse qu'elles connaissent. Le parloir est encore plus triste que tout le reste, c'est une chambre partagée en long par deux affreuses grilles noires, dont les murailles sont tapissées de menaces pour les filles du monde, d'épithètes injurieuses contre la beauté et de réflexions lugubres sur les choses de la terre.

Sœur Cécile passe sa main amaigrie à travers les grilles et nous la serre à toutes, en causant gracieusement avec nous. Puis, comme il doit y avoir dans quelques jours une cérémonie où l'on fera deux religieuses, elle nous promet de nous le faire dire, pour que nous puissions y assister.

Après cela, nous quittons le couvent, en causant de ces pauvres filles qui n'ont ni classes à faire, ni malades à soigner et dont la seule occupation consiste dans la prière et la méditation.

En revenant à Monthey, nous allons pour voir Mme Trottet, mais elle n'y est pas, nous ne trouvons que Mr Amilcar qui nous conduit au jardin et nous fait voir les alentours de leur nouvelle habitation, car eux aussi ont changé d'appartement. Ils sont dans une espèce de vieux château ou ancienne maison de nobles, et ils ont bien plus d'aisance et d'agrément que dans leur maison d'autrefois.

Mr Amilcar revient chez la tante Baud avec nous jusqu'au moment du souper, puis il revient ensuite avec toute la famille et nous causons gaiement jusqu'à 11 heures. Avant de nous coucher, la tante Baud qui nous gâte, veut absolument nous faire un grog, boisson que nous ne connaissions pas encore. "

Commandez

l'ouvrage qui paraîtra les 20/21 octobre

lors du 40e anniversaire du Club en un seul volume de 1250 pages

(Dédicaces et retrait de l'ouvrage qui ne sera pas vendu dans le commerce)

- Salle polyvalente de Faverges de 9h à 17h -

en téléchargeant

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 08:00

La seconde partie des cahiers de Sidonie Serand reprend le lendemain du jour du vote pour l'Annexion, le 24 avril 1860 et se termine par ses derniers écrits avant sa mort en juillet 1863.

Elle comporte 643 pages et le sommaire se situe à la page 1239.

 

Les cahiers de Sidonie

2ème partie

des 22/23 avril 1860 à sa mort


 

Année 1860. Dimanche 22 avril. Vote universel                   page 591

                     Jeudi 14 juin. Annexion officielle à la France

                     Dimanche 1er juillet 1860. Fête des pompiers de Talloires

                     Mercredi 18 juillet. Jour de l'éclipse

                     Mercredi 29 août. Arrivée de l'empereur

                     Dimanche 9 septembre. Tamié

9°) Les cahiers de Sidonie. Année 1861                                 page 741

                     Dimanche 20 janvier. Élections

                     Mardi 12 février. Carnaval

                     Dimanche 15 septembre. La tante Fanchette rend l'âme

                     Dimanche 29 septembre. La Couronne de Savoie

                     Mercredi 9 octobre. La mine d'Entrevernes

                     Jeudi 12 décembre. Demande en mariage d'Éloi Serand

10°) Les cahiers de Sidonie. Année 1862                               page 945

                     Jeudi 27 février. Mariage d'Éloi Serand

                     Mercredi 4 juin. Foire

                     Lundi 23 juin. Une marmelade de cerises

                     Dimanche 13 juillet. Tamié

                     Jeudi 17 juillet. La Forclaz

                     Samedi 26 juillet. Promenade à Marlens

                     Mardi 26 août. Genève

                     Mercredi 27 août. Monthey

                     Lundi 1er septembre 1862. Saint-Maurice et ND du Scex

                     Vendredi 5 septembre. Uvrier

                     Samedi 6 septembre. Sion et Valère

                     Lundi 8 septembre. Nativité de la Sainte Vierge

                     Dimanche 14 septembre. Bex

                     Lundi 15 septembre. Champéry

                     Vendredi 26 septembre. Retour à Faverges

                     Lundi 29 septembre. Concours agricole

                     Lundi 8 décembre. Immaculée Conception

11°) Les cahiers de Sidonie. Année 1863                               page 1151

                     Vendredi 13 mars. Les premiers signes de la maladie

                     Mardi 21 avril. Les derniers écrits de Sidonie

Annexe : Généalogie de la famille Serand                              page 1203 à 1231

Extrait du journal d'une jeune Bourgeoise :

Dimanche 31 août 1862. Au couvent des Bénédictines.

" Nous allons à la grand-messe où nous entendons l'harmonium puis entre la messe et le dîner, nous faisons comme les indigènes, nous nous pavanons en haut et en bas dans la rue et sur la place. Les chapeaux valaisans se croisent en tous sens et nous font ouvrir des yeux plus ou moins émerveillés. Le Grand-Papa se promène avec nous, le parisien Edmond nous rejoint aussi et nous faisons le tour du château.

La tante Henriette nous attend à dîner, nous, les trois voyageuses et la tante Baud. Le Grand-Papa préside à table et se montre parfaitement tranquille.

Après dîner, Léontine et Léonie nous rejoignent pour la promenade, nous allons d'abord à la gare pour voir passer le train, puis à Colombey au couvent des bénédictines. Les bonnes religieuses chantaient leurs Vêpres, dans une chapelle antique et cachées par des grilles et des rideaux, mais quelques-unes d'entre nous font tant avec les mains et les ombrelles, qu'elles parviennent à soulever le rideau, et nous pouvons voir le chœur où ces dames sont réunies pour chanter leur office. Les plus anciennes, c'est-à-dire les sœurs professes ont des robes blanches, de longs scapulaires noirs et des voiles noirs. Les novices sont habillées de noir avec des voiles blancs. Rien ne peut donner une idée de la solitude de ce lieu, de la tristesse de leur chant ; nous restons longtemps à les voir et à les entendre et nous sortons de la chapelle le cœur plein de mélancolie.

Nous faisons le tour des bâtiments pour entrer au parloir où les tantes veulent voir sœur Cécile bonne vieille religieuse qu'elles connaissent. Le parloir est encore plus triste que tout le reste, c'est une chambre partagée en long par deux affreuses grilles noires, dont les murailles sont tapissées de menaces pour les filles du monde, d'épithètes injurieuses contre la beauté et de réflexions lugubres sur les choses de la terre.

Sœur Cécile passe sa main amaigrie à travers les grilles et nous la serre à toutes, en causant gracieusement avec nous. Puis, comme il doit y avoir dans quelques jours une cérémonie où l'on fera deux religieuses, elle nous promet de nous le faire dire, pour que nous puissions y assister.

Après cela, nous quittons le couvent, en causant de ces pauvres filles qui n'ont ni classes à faire, ni malades à soigner et dont la seule occupation consiste dans la prière et la méditation.

En revenant à Monthey, nous allons pour voir Mme Trottet, mais elle n'y est pas, nous ne trouvons que Mr Amilcar qui nous conduit au jardin et nous fait voir les alentours de leur nouvelle habitation, car eux aussi ont changé d'appartement. Ils sont dans une espèce de vieux château ou ancienne maison de nobles, et ils ont bien plus d'aisance et d'agrément que dans leur maison d'autrefois.

Mr Amilcar revient chez la tante Baud avec nous jusqu'au moment du souper, puis il revient ensuite avec toute la famille et nous causons gaiement jusqu'à 11 heures. Avant de nous coucher, la tante Baud qui nous gâte, veut absolument nous faire un grog, boisson que nous ne connaissions pas encore. "

 

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 05:00

Historien de renom, grand spécialiste de l'histoire de la Savoie, Paul Guichonnet s'en est allé le 13 septembre 2018 à l'âge de 98 ans.

Parmi ses nombreuses distinctions, il avait obtenu le prix des Neiges décerné aux Savoyards ayant illustré leur pays et la Plume d'or attribuée par la société des auteurs savoyards (SAS).

"Il a reçu en septembre 1995 la Plume d'Or 1996 de la Société des Auteurs Savoyards pour l'ensemble de son oeuvre au service de l'Histoire de notre pays. Il est sans conteste, la référence historique de Savoie et notamment en ce qui concerne l'Annexion de 1860, mais Paul Guichonnet, historien de talent et de renom touche à tous les sujets.
Paul et Suzanne Guichonnet, son épouse, ont légué leur bibliothèque à l'Académie du Faucigny. Ces ouvrages sont déposés à la bibliothèque de cette société à La Roche-sur-Foron."

Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de correspondre au sujet de notre ville de Faverges et de ses illustres industriels, dont il nous reconnaissait comme le seul spécialiste crédible.

La dernière correspondance que nous avons échangée, en juillet de cette année, concernait Sidonie Serand, cousine d'Eloi Serand, père de François, Joseph et Numa. Lors du centenaire de l'Annexion de la Savoie à la France, les Amis du Vieil Annecy avaient consacré tout un ouvrage "Annessy n°8" à cet événement dont tout Savoyard a entendu parler. Une mention de sa bibliographie indiquait qu'il avait consulté l'ouvrage réalisé par François et Joseph Serand sur les Cahiers de Sidonie que nous allons publier le mois prochain, augmenté d'une analyse de caractère et de sa généalogie. Mais ses souvenirs n'avaient pas permis de retrouver ce travail ; il nous demandait de nous rapprocher des Académies Salésienne et Florimontane et des Amis du Vieil Annecy. Ce que nous avions fait mais le résultat avait été infructueux.

 

 

 

Le samedi 6 juillet 2013, nous étions allés à La Roche-sur-Foron lors du don de sa volumineuse bibliothèque à l'Académie du Faucigny, pour lequel la municipalité avait dû réaliser une dalle conséquente dans le château pour la recevoir.

Encore une fois, nous avions partagé un moment agréable d'échanges réciproques.

 

 

 

 

 

Notre échange de 2015 pour son livre "Vieille Savoie"

 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 08:00

  Des Favergiens, sauveteurs de l'ombre

Rodolphe et Ruth Moos sont nés en Allemagne et se sont établis à Annecy en 1938, avec leurs fils Robert et Henri, venant de Sarrebruck pour s'éloigner le plus possible d'un nazisme conquérant.

A Annecy, Rodolphe Moos avait gardé l'appui de la cellule de résistance de l'avenue de la Plaine chez Léon Hérisson, où il avait milité.

Des autorités bienveillantes refusant le système de répression nazie et vichyssoise avaient averti la famille qu'ils ne seront plus en sécurité à Annecy et qu'ils devaient fuir immédiatement.

Le 9 septembre 1943, les parents Moos et leurs enfants Robert, Henri et Éveline, quittent leur villa d'Annecy pour une planque louée à Faverges à l'Hôtel de Genève.

« Le couple d'hôtelier était assez courtois au début mais petit à petit semblait souffrir de notre présence, évidemment plus dangereuse peut-être pour eux, qu'ils ne pouvaient le supposer au départ. Un jour, nous l'avons appris par la suite, le patron s'est rendu à Annecy à la Kommandantur pour nous dénoncer. Le résultat ne s'est pas fait attendre et deux ''gestapistes'' se sont rendus à Faverges. » (témoignage de Robert Moos)

En janvier 1944, Marius Bachet est adjudant de gendarmerie à Faverges. En temps que chef de brigade, il fait aussi partie de la Résistance. Il reçoit dans son établissement la visite de la Gestapo qui vient dans la commune pour arrêter la famille Moos, dénoncée sous torture par un jeune juif arrêté par la Milice française et remis aux autorités allemandes.

Hôtel de Genève devant l'Hôtel de Ville

Marius Bachet retarde les officiers en leur offrant à boire, permettant ainsi à l'un de ses hommes d'aller avertir la famille Moos hébergée clandestinement à l'hôtel de Genève, qui peut ainsi s'enfuir du lieu.

Tandis que M. Rodolphe Moos parvient à s'échapper, Mme Ruth Moos arrive à l'hôtel et découvre les voitures allemandes. Elle comprend rapidement la situation au désordre laissé par son mari dans la chambre. À l'aide d'un subterfuge, elle se fait passer pour une employée et parvient ainsi à fuir avec sa petite Éveline de 4 ½ mois.

 

 

Elles vont se réfugier dans la cave du charcutier Pierre Chiariglione (photo).

 

 

« Ensuite, ils vont chez le cordonnier Henri Lipzig (photo) qui les cache dans une bergerie sur la hauteur et à proximité de Faverges. M. Lipzig leur apporte le ravitaillement. C'était difficile, il fallait monter et piétiner dans la neige. » (témoignage de Robert Moos)

Quant à l'enfant Robert (dont les papiers avaient été établis au nom de Robert Morel), il se trouve que le jour de la visite de la Gestapo à Faverges, il était à Annecy pour raisons scolaires ; il n'est rentré à Faverges que dans l'après-midi par le car.

« Un monsieur que je connaissais un peu de vue, l'ayant aperçu avec mon père, m'attendait à la descente du car et m'a emmené sans tambours ni trompettes sur une colline dominant Faverges (NDLR : sans doute au château), chez le Directeur de l'usine textile, M. Scheller. Ce monsieur qui m'attendait était l'électricien du bourg, M. Jean Carquex (photo) qui, j'allais l'apprendre quelques décades plus tard, était capitaine de réserve et un des officiers (NDLR : ''capitaine Millau'') qui allait recevoir la reddition de la garnison allemande d'Annecy devant les maquisards, le 19 août 1944 ... Il avait précédemment amené mon frère Henri, âgé de 7 ans, qui était caché chez les religieuses s'occupant d'enfants (NDLR : les Soeurs de la garderie de la rue de la Fontaine)… Deux heures environ après mon arrivée chez ces braves gens, une ambulance de la Croix Rouge Suisse avec deux dames est venue me chercher pour m'emmener, petit bourgeois de 9 ½ ans, dans l'Orphelinat du Château des Avenières à Cruseilles. J'avais été accepté pour un maximum de 8 jours grâce à la recommandation du directeur de l'usine Stünzi. » (témoignage de Robert Moos)

La réunion de la famille s'effectue enfin.

« Enfin, Mme Caillat, la sage-femme de maman, probablement en coordination et l'appui du Dr Jacob de Duingt, prit le risque de venir chercher papa en ambulance.

Elle possédait un permis de circuler. Elle a installé et déguisé papa en femme en veille d'accouchement, installé ce dernier sur un brancard. Enfin, ils prirent la route de la Roche-sur-Foron. » (témoignage de Robert Moos)

© Copyright août 2014 CPCGF © Copyright juin 2015 CPCGF

phila.faverges74 AT wanadoo.fr

Autre blog à consulter : http://pajani.bernard.over-blog.com

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Sources : Rencontres, communications et courriers avec Henri Moos.

''Les sauveteurs de l'Ombre'', Michel Germain et Robert Moos, Édition La Fontaine de Siloé - 2011. Le livre est disponible auprès de la bibliothèque du CPCGF.

Faverges, le 05 septembre 2018

Rencontre entre Henri Moos et Bernard Pajani

Le directeur de la manufacture de soierie Stunzi sauveteur d’œuvres d'arts

Peter Buttner (à gauche avec sa fille), de nationalité allemande, est passionné par la réhabilitation de la mémoire de personnes disparues, en particulier par les artistes peintres qui furent pourchassés durant la guerre.

Également collectionneur et restaurateur de tableaux, Peter fut surpris de découvrir, grâce au mot clé «Scheller» sur le blog de Bernard Pajani passionné d'histoire locale, la collection que le Directeur de la Soierie avait mis à l'abri au château puis restitué à leur propriétaire.

Après quelques courriels, Bernard Pajani fit le lien et permit à tous de faire connaissance sur les lieux où des familles et des tableaux furent sauvés.

Ce mercredi à Faverges, à l'hôtel de Genève, les acteurs de cette belle histoire avaient rendez-vous pour se rencontrer et découvrir les nombreux liens qui les rassemblaient sans le savoir, avec le rôle central du directeur de la manufacture de tissage.

(ci-contre)

Ils firent ensuite une halte au château qui domine la ville pour découvrir les lieux où vécurent à la fois Walter Scheller et sa famille durant plus de 30 ans, tout en conservant les tableaux, ainsi que pendant trois mois Henri Moos qui se souvient devoir descendre les grands escaliers pour aller à la Garderie des soeurs.

(merci à Alexandra Genièvre, directrice du château pour la visite exceptionnelle)

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 09:00

Dimanche 26 août, dans la salle polyvalente, de 9h à 17heures, des auteurs des deux départements savoyards, de l'Ain, Suisse, Piémont présenteront leurs ouvrages aux thèmes multiples : romans, poésie, ethnologie, etc..

Raymond Brasset de Faverges, époux et frère de deux de nos membres généalogistes, va présenter son ouvrage sur le patois de Marlens à partir de textes de la vie locale ou adaptés d'événements vécus ou imaginaires. Le livre est composé de nouvelles, chants, poésies ...en patois avec la correspondance en français et un CD audio de l'ensemble enregistré avec l'atelier du centre musical "Nautilus" qui sera également présent.

Raymond Brasset, époux de Martine, et frère d'Ernest, tous deux généalogistes passionnés participant aux recherches de nos ancêtres et tous deux à l'origine des deux livres en cours d'édition : "Les Cahiers de Généalogie : Mariages de Marlens de 1615 à 1945 - 1527 actes" et "Les Cahiers de Généalogie : Mariages de Saint-Ferréol de 1619 à 1945 - 955 actes".

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Le livre sera offert avec le CD audio correspondant au prix de 17,90€.

(prévoir l'appoint en espèces - ni chèque ni carte bancaire)

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Voici un résumé de l'histoire de Marlens :

Marlens, son histoire

Des vestiges romains (mur et trésor monétaire) découverts en 1780 - dont il ne reste aucune trace, si ce n'est une mention écrite ( NDLR ) - au bas du Villard confirment la création très ancienne du village de Marlens qui était situé sur la voie romaine reliant Turin (Taurasia) à Genève (Genava). Ces vestiges dateraient du IIIe siècle après JC. En effet, en 277 et les années suivantes, les Alamans détruisent une partie de Genava, Boutae (Annecy), Casuaria (mansio de la ville de Faverges, signifiant ''près de la Chaise'') et incendient successivement les villages dans leur avancée obligeant les habitants à fuir après avoir enfoui leurs biens, sans possibilité de revenir sur les lieux.

Villa Marlindum en 866 (ou 867) est donné par Lothaire II, roi de Bourgogne, arrière-petit-fils de Charlemagne, à sa femme Thietberge, en réparation de la tentative de répudiation de son épouse...

Marlandis Curtem en 879, le nom de Marlens serait d'origine burgonde, dérivant de Mârilingos, ou du mot germain Merilindus ; une plaque boucle de ceinturon portant trois orants stylisés, découverte en 1957, attesterait cette présence burgonde.

Le domaine de Marlens avec les paysans en dépendant passe en 879, à Boson, héritier de sa tante Thietberge. Plus tard, en 1016 (ou 1018), à Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, qui donne aux Bénédictins de Savigny (Rhône) Merlendis devenu dépendant de l'église de Talloires, dont la reine Ermengarde, son épouse, conserve l'usufruit jusqu'en 1030 (ou 1031).

En 1339, la commune de Marthod intente un procès de près de cinq siècles (1339-1827) à propos de l'alpage situé dans la montagne de l'Alpettaz (Marlens perdra la partie sommitale de la montagne, au meilleur rendement).

Au Moyen Âge, de nombreux seigneurs et communautés religieuses possédaient des biens sur Marlens (dont le nom varie entre Merlendis, Merlens, Marlenz, Marlandus, Marlens). En 1439, la maison forte du Villard (avec un pigeonnier), est mentionnée dans des documents des seigneurs des Clefs.

En 1453, Louis, duc de Savoie, cède à la commune, pour 200 florins, la montagne dite Le Haut de Marlens (acte signé à Genève le 16 mars 1453).

En 1561, dans la liste des habitants de la Gabelle du sel, on repère pas moins de 48 personnes qualifiées de Noble (familles de Beaufort, De Gruet, De Cirace ...).

De par sa situation stratégique sur un promontoire permettant une surveillance de l'étroit de Champfroid, la commune et ses communiers subissent souvent l'occupation de troupes (avec les conséquences de réquisitions de logements, de nourritures, de pillages, de viols, …) :

1536 à 1559 : troupes de François Ier

1588 : troupes espagnoles

1599 : troupes de Henri IV

1602-1609 : troupes espagnoles

1630 : troupes françaises de Louis XIII

1690-1696 : troupes de Louis XIV

1701-1713 : 2e occupation des troupes de Louis XIV

1742-1748 : troupes espagnoles

1792 : entrée de l'armée française en Savoie, qui est réunie à la France. Marlens se trouve dans le département du Mont Blanc, nouvellement créé par la Convention.

En 1814, le 1er traité de Paris restitue la Savoie à ses anciens maîtres, mais Marlens reste sur le territoire français.

En 1815, par le 2e traité de Paris, Marlens redevient temporairement Sarde jusqu'en 1860.

En 1860, la province de Savoie est définitivement rattachée à la France. Marlens devient commune à part entière de la Haute-Savoie, l'un des deux nouveaux départements.

En 1er janvier 2016, la commune de Marlens fusionne avec celle de Cons-Saint-Colombe sous le nom de Val-de-Chaise, et compte désormais 1305 habitants, ne cessant de progresser.

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 19:00

Ce vendredi 3 novembre, à 20h à la salle communale de Chênex, la Salévienne, société d'histoire locale, présente une conférence d'Esther Deloche intitulée "La Savoie au XXe siècle".

Cette docteur en histoire contemporaine, depuis peu présidente de la Salévienne, évoquera l'étonnante évolution qu'ont connue les deux Savoie au cours du siècle précédent.

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 07:45
Conglomérat calcaire de l'époque glaciaire
Conglomérat calcaire de l'époque glaciaire

Une découverte récente permet de concrétiser aujourd'hui que notre histoire ne débute pas il y a 2500 ans mais avec la fin de la dernière glaciation d'il y a plus de 10.000 ans. Cet élément de notre patrimoine, extrait lors de fouilles effectuées durant l'été 2015 à la Balmette de Faverges, est une pierre en agglomérat caractéristique des brèches calcaires, des flichs, transportées par les glaciers, roulées, limées par l'érosion sur les rochers.

Bernard Pajani a captivé la nombreuse assistance
Bernard Pajani a captivé la nombreuse assistance

Elle prouve le passage dans la plaine de Faverges d'un glacier qui descendait du Val d'Arly-Beaufortain et parcourait la plaine dans le sens Ugine à Annecy.

Sur la moraine latérale nord, plus élevée que le seuil de la rivière souterraine, s'est établi un village qui aurait pris -du moins, est-ce prétendu sans preuves par certaines personnes- le nom de Casuaria. Ce nom provient de mots latins, "casua" signifiant "la Chaise" et ''-aria'' suffixe signifiant ''près de''.

La découverte en 1992 et l'étude d'un sanctuaire situé sur cette hauteur attestera de la non-présence d'un village mais d'un lieu de culte entouré de chapelles et de petites échoppes, sur le chemin antique de Genève à Gênes ou Turin.

Il faudra trouver "Casuaria" en un autre lieu, sans nul doute sous le Faverges actuel, ce que nous aborderons plus tard.

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