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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 12:23

Vers 1820, pour se rendre à Annecy, il fallait passer par la place de la Croix de Pierre à partir de laquelle s’ouvraient deux voies. Celle de droite permettait d’aller à Viuz sous Faverges et Saint-Ferréol, et celle de gauche à Annecy.

L’ouverture de la place centrale s’est faite sous le roi de Sardaigne duc de Savoie Victor Emmanuel, entre 1818 et 1824, prenant en toute logique le nom de Rue Victor-Emmanuel.

 

Le long de cette nouvelle voie, se sont élevées de nouvelles constructions, dont l’hôpital Alfred-Blanc avec sa chapelle bâtie en 1854, l’année suivant le décès d’Alfred fils de Pierre-Maurice Richard-Blanc (dcd en 1834) et de Sidonie du Peloux. En face, sur la droite, le beau bâtiment de son neveu Mauris Antoine Richard-Blanc, qui deviendra la mairie actuelle. (In "Le journal d’une jeune bourgeoise", de Bernard Pajani)

Au tout début de la rue, sur la droite également, en 1855 a été inaugurée l’ancienne mairie, avec sa place de marronniers permettant aux habitants de s’abriter du soleil lors des jours de canicule. Les seuls habitants du bâtiment étaient l’agent de police François Frachard et son épouse Joséphine, ainsi que le professeur de musique Pierre Bonnet et sa femme Elise couturière. (In "La Musique de Faverges" de Bernard Pajani)

C’est en 1905 que la rue est dénommée Rue de la République et Route d’Annecy. (In "Faverges, son histoire, en 1906", de Bernard Pajani)

 

Sur cette carte postale, seuls deux bacs sont placés sur le trottoir pour faire un peu d’ombre au personnel de l’hôtel en repos ou aux passants qui viennent s’installer un moment sur les bancs.

 

Une glycine allonge son feuillage et ses grappes de fleurs sur les balcons du premier étage. Le nombre de bacs s’est accru et la glycine a pris de l’ampleur, l’été est là !

 

Avant la deuxième guerre mondiale 39-45, les nouveaux propriétaires de l’hôtel de Genève sont les époux Simone et René Lacroix, originaires de Vichy (Allier).

 

Ici, nous sommes toujours avant-guerre, c’est un véhicule hippomobile qui transporte les voyageurs de la gare PLM. Dès 1901, il fallait aller chercher les touristes à la gare PLM en voiture hippomobile. Les gérants formaient le couple Cloppet-Bachollet, conseiller d’arrondissement et maîtresse d’hôtel. Sidonie Serand a été une grande amie de Joséphine Cloppet-Bachollet avec qui elle passait de longues soirées. (In "Le journal d’une jeune bourgeoise", de Bernard Pajani)

 

C’est dans cet établissement qu’était hébergée la famille de Rodolphe et Ruth Moos lorsque la Gestapo est venue les arrêter en janvier 1944, mais en vain. La dénonciation de leur présence n’a pas été couronnée de succès, car l’adjudant Marius Bachet avait eu le temps de faire prévenir la famille. (In "Les sauveteurs de l’ombre", de Michel Germain)


 

[Nota : Les personnes intéressées par l’Histoire de Faverges peuvent acquérir ces livres et bien d’autres encore auprès de l’association qui fait connaître l’histoire locale par ses nombreuses brochures et ouvrages. Se renseigner auprès de l’Office de Tourisme ou directement au siège de l’association 48, chemin de Pré la dame 74210 Faverges 04 50 44 53 76. Site : http://phila.faverges74.over-blog.com]

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 12:29
L'Association Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy gâte ses membres durant les fêtes de fin d'année avec un nouvel ouvrage.
"Les Prévost", chirurgiens, notaires, châtelain, prieur de Saint-Ferréol et secrétaire de la commune de Faverges, mais aussi cultivateurs.
Tel est le résultat des travaux des membres du Club qui oeuvrent pour la collectivité des habitants des Sources du lac d'Annecy depuis plus de 43 ans.

Récemment Bertrand Prévot, né à Neuilly-sur-Seine, et qui partage sa vie de retraité entre la région parisienne et le Var, est venu découvrir son ascendance de Haute-Savoie. Il a souhaité enrichir sa connaissance de l'histoire de sa famille pour en rédiger un livre. Ses recherches lui avaient permis de retrouver ses origines dont le nom était répandu à Faverges et Saint-Ferréol.

Il a identifié un ancêtre parti à Gogney (Meurthe-et-Moselle) pratiquer le métier de colporteur et vendre de la « rouennerie », coton tissé à Rouen. Afin de décrypter des actes très anciens, il s'est rapproché de l'auteur, président du club de généalogie et historien local. Au cours de nombreuses rencontres et par correspondance, ils ont travaillé sur la vie des générations issues de Louis Prévost, châtelain et chirurgien de Faverges, fils de Laurent Prévost originaire de Faverges, dont un des descendants s'installa à Saint-Ferréol,avant de rejoindre la Lorraine.

Le patronyme Prévost est attesté depuis la gabelle de 1561, il qualifie la charge de magistrat missionné pour rendre la justice de proximité. Les deux chercheurs ont trouvé des ancêtres chirurgiens, châtelains, notaires, cultivateurs ... Bertrand Prévot a également profité de sa venue à Faverges pour revoir les lieux où évoluaient ses ancêtres afin de s'imprégner de ce que pouvait être leur vie et mettre ses pas dans les leurs.

Le lecteur pourra trouver des analogies avec la vie de ses propres ancêtres, dont certains sont évoqués dans l'ouvrage, effectuer les mêmes recherches et s'en inspirer pour bâtir la trame de son histoire familiale. Un bel exemple d'utilisation des archives départementales, communales et familiales.

Commande  (21€ l'un)  pour livraison (dépôt à l'Office de Tourisme des Sources du lac d'Annecy - Place Marcel Piquand à Faverges).
Local du Club :
salle 101 de la Maison des Associations - Place des Combattants d'AFN (arrière de l'Office de Tourisme).

Pour un envoi postal, ajouter 7,50€ et envoyer règlement à et au nom de : 
Histoire et Patrimoine - 48, chemin de pré la dame - Verchères - 74210- FAVERGES .

 

Dédicace

Un nouvel ouvrage sur l'histoire locale sera dévoilé samedi à l'office de tourisme

L’Association Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy a édité pour les amoureux de l’histoire locale un nouvel ouvrage pour les fêtes de fin d’année. Les habitants des Sources du lac d'Annecy depuis plus de 43 ans bénéficient de ses recherches historiques dans les archives communales et départementales.

Qui sont les Prévost ? Chirurgiens, notaires, châtelain, prieur de Saint-Ferréol, secrétaire de la commune de Faverges, mais aussi cultivateurs, sont les thèmes du livre, résultat des travaux des membres du Club.
Bertrand Prévot, descendant des lointains Prévost de Faverges a rencontré l’auteur Bernard Pajani, historien local et président de l’association. Au cours de nombreuses rencontres et par correspondance, ils ont travaillé à partir des recherches des membres sur la vie des générations issues d’Antoine Prévost, père de 3 enfants en 1561, dont un des descendants s’installa à Saint-Ferréol à la Révolution, avant de rejoindre la Lorraine.
La librairie de l’Association renferme de nombreux ouvrages disponibles à la vente, sur l’histoire et la vie locale, la musique, les pompiers, une famille savoyarde, le bassin favergien, …
Contact 04 50 44 53 76 et 04 50 44 53 27
phila.faverges74@wanadoo.fr
http://phila.faverges74.over-blog.com

Dédicace par l’auteur et président Bernard Pajani le samedi 18 décembre à l’Office de Tourisme des Sources du lac d'Annecy - Place Marcel Piquand, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.
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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 14:00

Les Prévost

Une famille savoyarde, de Faverges à Saint-Ferréol

" Récemment Bertrand Prévot, né en Lorraine, et qui partage sa vie de retraité entre la région parisienne et le Var, est venu découvrir son ascendance de Haute-Savoie. Il a souhaité enrichir sa connais-sance de l'histoire de sa famille pour en rédiger un livre. Ses recherches lui avaient permis de retrouver ses origines dont le nom était répandu à Faverges et Saint-Ferréol.

Il a identifié un ancêtre parti à Gogney (Meurthe-et-Moselle) pratiquer le métier de colporteur et vendre de la « rouennerie », coton tissé à Rouen. Afin de décrypter des actes très anciens, il s'est rapproché de l'auteur, président du club de généalogie et historien local. Au cours de nombreuses rencontres et par correspondance, ils ont travaillé sur la vie des générations issues de Louis Prévost, châtelain et chirurgien de Faverges, fils de Laurent Prévost originaire de Faverges, dont un des descendants s'installa à Saint-Ferréol,avant de rejoindre la Lorraine.

Le patronyme Prévost est attesté depuis la gabelle de 1561, il qualifie la charge de magistrat missionné pour rendre la justice de proximité. Les deux chercheurs ont trouvé des ancêtres chirurgiens, châtelains, notaires, cultivateurs ... Bertrand Prévot a également profité de sa venue à Faverges pour revoir les lieux où évoluaient ses ancêtres afin de s'imprégner de ce que pouvait être leur vie et mettre ses pas dans les leurs.

Le lecteur pourra trouver des analogies avec la vie de ses propres ancêtres, dont certains sont évoqués dans l'ouvrage, effectuer les mêmes recherches et s'en inspirer pour bâtir la trame de son histoire familiale. Un bel exemple d'utilisation des archives départementales, communales et familiales. "

Prochainement, plus d'infos.

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 04:00

  " Histoire et Patrimoine "

aux Editions du Pré

 

Deux adresses courriel : editionsdupre74 @ orange.fr 

phila.faverges74  @ wanadoo.fr

Une adresse postale : 48, chemin de Pré la Dame - Verchères - F - 74210 Faverges

Un numéro de téléphone : 04 50 44 53 76

Un site : http://phila.faverges74.over-blog.com

Un numéro SIRET : 495 - 367 - 575 - 00018

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En cours d'édition :

"La gabelle du sel de 1561 du mandement de Faverges"

"Les Naissances de Marlens de 1615 à 1960"

"Les Décès de Marlens de 1615 à 1960"

"Les Naissances de Saint-Ferréol de 1619 à 1956"

"Les Décès de Saint-Ferréol de 1619 à 1956"

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Bon de commande à télécharger

  Année 2018 

"Les Contrats de mariage de 1697 à 1793"

- Non disponibles à la vente -

Environ 4000 actes - Consultables au local

NEUF Brochures

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"Les Testaments et Codicilles de 1697 à 1793"

- Non disponibles à la vente -

Environ 3000 actes - Consultables au local

CINQ Brochures

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"Les Mariages de Marlens de 1615 à 1960"

En commande uniquement

Brochure de 243 pages - 21 €uros

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"Les Mariages de Saint-Ferréol de 1619 à 1956"

En commande uniquement

Brochure de 158 pages - 21 €uros

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"Le Journal d'une jeune Bourgeoise"

"Léonie Sidonie Mugnier-Serand"

(Livre de 1250 pages - 40,00 €uros)

En commande uniquement

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"Les 22 fours à pain de Faverges"

(Livre de 240 pages : 21,00 €uros)

En commande uniquement

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Les ouvrages sont en vente dans le commerce local et à l'Office du Tourisme des Sources du lac d'Annecy ainsi qu'au local de l'Association "Histoire et Patrimoine", salle 101 de la Maison des Associations - Place des Combattants - 74210 Faverges (arrière de l'Office du tourisme)

Vous pouvez imprimer le Bon de commande complet [cliquer ici] pour envoyer celle-ci avec votre chèque :

La livraison est gratuite sur le canton de Faverges

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  Année 2017 

"La Musique de Faverges - 1845-2016"

(Livre de 136 pages : 21,00 €)

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  Année 2017 

"La Musique de Faverges - 1845-2016"

(Brochure de 76 pages : 15,00 €)

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  Année 2016 

"Le Hameau du Villard de Faverges - 1561-1861"

(Brochure de 60 pages : 15,00 €)

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  Année 2015 

"Le Boulodrome de la Glière de Faverges - 1921-2015"

(Brochure de 60 pages : 15,00 €)

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  Année 2014 

"Le BIEL de Faverges"

Le Biel de Faverges - 30 pages couleurs

(Brochure de 32 pages : 11 €)

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  Année 2014 

"Chronique Favergienne de l'année 2014"

Chronique-Favergienne-de-l-annee-1914---Couverture.jpg

(Brochure de 76 pages : 18 €)

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  Année 2012 

"La famille du Baron BLANC"

(Brochure de 20 pages : 11 €)

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  Année 2011 

" L'Astrolabe "

   Dépliant de vente Editions du Pré

de Marc Robert Constant

(ancien titre "Le vide-ordure")

(Livre de 322 pages : 18 €)

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  Année 2010 

" Les débuts de la Compagnie des Pompiers "

1ère de Couverture Pompiers Vignette

(épuisé)

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  Année 2010 

"Le jour où Faverges brûla"

Couverture Incendie vignette

(Livre de 200 pages : 20 €)

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  Année 2008 

" Une famille Savoyarde - Les CHARLET "

Couverture du livre Une famille savoyarde

de Bernard Pajani

(Livre de 336 pages : 26 €)

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  Année 2007 

" Le Bassin Favergien "

Bassin favergien - Albert Ramella

d'Albert Ramella-Pezza

(Livre de 160 pages : 21 €)

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  Année 1982 

" Faverges et ses environs - 1906 "

de Bernard Pajani

(Livre de 166 pages : 21 €)

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En cours d'édition :

"La gabelle du sel de 1561 du mandement de Faverges"

"Les Naissances de Marlens de 1615 à 1960"

"Les Décès de Marlens de 1615 à 1960"

"Les Naissances de Saint-Ferréol de 1619 à 1956"

"Les Décès de Saint-Ferréol de 1619 à 1956"

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 13:27
Vous aimez Faverges, la ville centre et ses environs.
Alors, n'hésitez pas, offrez-vous et offrez à votre entourage, une brochure ou un livre sur l'Histoire et le Patrimoine local.
Gratuité du port pour tout envoi sur le canton de la Communauté de communes du lac d'Annecy est offerte à toute commande pour les fêtes de fin d'année 2020.
Envoyez votre chèque à l'ordre de
"Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy"
48, chemin de Pré la Dame
Verchères - 74210 Faverges-Seythenex

 

Vous pouvez également choisir une brochure :

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 07:24

Pour « Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va » (car telle est la devise de l'association), les outils sont nombreux et rendent passionnantes les recherches des ancêtres. Les amateurs découvrent que leur vie a été influencée par le vécu de leurs ascendants.

Sur le territoire des Sources du lac d'Annecy, l’association "Histoire et Patrimoine" qui a fêté 40 années d’activité en 2018, propose le fruit du travail de ses membres. Ils effectuent régulièrement des relevés d’état-civil dans les mairies de Faverges-Seythenex, Marlens, Saint-Ferréol, Giez et Doussard. Les actes de naissances, mariages (de plus de 75 ans) et décès sont édités en brochures très pratiques pour réaliser des arbres généalogiques familiaux. Les relevés des testaments et des contrats de mariage ont un intérêt primordial pour parfaire les connaissances de l’histoire locale, la vie dans les communes et les coutumes du moment, donc la vie des familles, avant.

Un nouvel opus mis à la disposition des généalogistes
Le club de généalogie vient d’éditer « La gabelle de Faverges-Seythenex de 1561-1562 ». L’ouvrage répertorie « les rôles », soit la liste des contribuables qui devaient acheter du sel pour vivre, conservée aux archives départementales de la Savoie. Ce document d’intérêt fondamental est d’une lecture assez ardue, car rédigé en écriture ancienne. Le manuscrit très précieux est maintenant disponible pour les généalogistes locaux.
Pour les communes de Chevaline, Doussard, Faverges, Giez, Lathuile, Marlens, Montmin, Saint-Ferréol et Seythenex, la gabelle répertorie le nombre d’habitants, les enfants de moins de cinq ans, la composition des familles, la profession du chef de famille et la composition du cheptel prenant le sel. Les chercheurs découvrent que de nombreux patronymes correspondent à des familles actuelles, parfois nombreuses, sur les communes. : Les Panisset, Chappelain à Aymé, à André, Viffry, Vulliet, Bachollet, Brasset, Berruard, Rocaz, Chaffarod, Du Mollar, De lachenal… avec parfois des évolutions orthographiques.

125 pauvres des environs de Faverges
Des éléments justificatifs (anonymes dans l’ouvrage) évoquent par exemple "un laboureur de 36 ans, marié, 4 enfants, mendiant à l’aumône. Il possède 1 fossorée de vigne, 0,5 seythorée de pré, 1 quarteron de terre, 2 quartes de froment, une petite maison contenant seulement 2 petits meubles (80 florins) et valeur des meubles de 4 florins."

Durant l’année, l’association assure ses permanences le jeudi de 15 à 17 h et dispense une formation mensuelle de paléographie pour décrypter les textes anciens.

Pour acquérir l'ouvrage (15€ + port 6€), s'adresser au Club "Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy" 24/48 chemin de pré la dame - Verchères - 74210 FAVERGES
Contact au phila.faverges74@wanadoo.fr    et     04 50 44 53 76

 

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 08:00

Afin de donner le goût des cahiers de Sidonie Serand à nos lecteurs, nous publions le sommaire de l'ouvrage de 1250 pages et qui se compose en deux parties.

La première partie commence en 1849 quand Sidonie a 13 ans, et se termine au jour du vote pour l'Annexion, le 22 avril 1860.

Elle comporte 593 pages et le sommaire se situe à la page 595.

 

Les cahiers de Sidonie

1ère partie

de 1849 à la votation des 22/23 avril 1860

  

Historique des cahiers de Sidonie                                              page 3

Le caractère de Sidonie Serand                                                 page 11

1°) Le cahier ''A'', journal de mes vacances de 1849                 page 21

2°) Le cahier ''B'', journal de mes vacances de 1851                 page 31

3°) Journal historique. 1851. Genève                                       page 41

4°) Cahier ''C''. Janvier 1854. Sidonie a 18 ans                       page 51

5°) Cahier ''D''. Avril 1854                                                      page 81

6°) Journal de l'année 1858. Cahier 1. Sidonie a 22 ans         page 109

          Mercredi 14 juillet 1858 – Planay – Plan Lachat

          Mercredi 4 août. La Tournette

          Dimanche 15 août. La Balme de Thuy

7°) Les cahiers de Sidonie. Année 1859                                   page 323

          Lundi 18 avril. Départ pour Monthey (Suisse)

          Vendredi 29 avril. Uvrier, Sion, Valère et Tourbillon

          Dimanche 3 juillet. Musique à la Fontaine

          Jeudi 29 septembre. L'Arclosan

8°) Les cahiers de Sidonie. Année 1860                                 page 533

          Samedi 18 février. Bal offert par la ville d'Annecy

          Vendredi 13 avril. Visite du sénateur Laity

         

Dimanche 22 avril. Vote universel

Sommaire de la 1ère partie                                                    page 595 

Extrait du journal d'une jeune Bourgeoise :

Samedi 18 février 1860. Bal.

" Voilà donc le grand jour arrivé, le bal offert par la ville d'Annecy à Mr le gouverneur Maggi, commencera ce soir à 8 heures. Toute la ville se prépare, il y aura beaucoup de monde. Nous faisons toutes nos commissions dans la matinée, et à midi, nous rentrons pour ne plus nous montrer jusqu'à ce soir. À 2 heures, nous commençons déjà à nous coiffer les unes les autres, et nous n'avons fini qu'à la nuit. Mlle Philomène Mugnier notre modiste, a la complaisance de venir à 4 heures pour nous habiller. Nous soupons avant de commencer cette œuvre importante, puis nous nous mettons à l'ouvrage. La robe de Louise est en tarlatane blanche garnie de trois grands plis, entre chacun desquels il y a une jolie broderie. La Berthe est assortie au reste de la robe, les manches sont courtes. La robe d'Antonie est en tarlatane blanche garnie de 12 volants, ma coiffure est rose, rouge avec du feuillage d'argent. Celle de Louise est en perles blanches et fleurs bleues. En général, nos toilettes sont fraîches et assez jolies. À 8 heures, tout est achevé, Mr Richard nous attend chez Éloi pour nous conduire à l'hôtel-de-ville. Le temps est sec et froid, mais nous ne nous arrêtons pas à cela. Nous voyons déjà de loin la façade illuminée, et des carabiniers à cheval faisant reculer la foule. Le vestibule et la cour seront garnis de glaces et de bougies. L'escalier est orné de fleurs et de lumières, c'est vraiment magnifique. Nous trouvons dans l'antichambre une foule de commissaires en grande tenue qui nous offrent leur bras pour nous introduire. Le vestiaire a d'abord notre première visite, puis Mr Chaumontel avocat me conduit dans le salon, ces autres messieurs conduisent mes sœurs et Maman. Nous sommes placées en face des places réservées pour la famille du Gouverneur. Annette qui est déjà dans la salle vient se mettre à côté de moi. En attendant que les danses commencent, nous avons le temps d'examiner le salon, il est magnifique. Le plafond, les murailles sont tous or et blanc avec quelques tentures rouges. Les lustres sont répandus à profusion et tout illuminés au gaz. Deux belles glaces placées en face l'une de l'autre, reflètent les lumières et les toilettes. Tous les canapés et les fauteuils sont déjà garnis et en remarquant bien, nous reconnaissons Fanny Pichollet, Rosalie de Rochette, Eugénie Collomb, Fanny Serand, Marie Lauvens, Sabine Burnod, Mme Garnier, Mme Richard, les demoiselles Ruphy etc. etc. Enfin, en tout il y a 80 dames. Les toilettes sont toutes très légères et très fraîches. Le rose et le blanc dominent, quelques robes bleues font diversion, mais la nuance la plus goûtée est à mon grand étonnement une robe vert pomme qui fait très bien à la lumière. À 9 heures, on introduit en cérémonie Mme Maggi et sa fille cadette, tout le monde se lève et ces dames saluent très gracieusement. Mr Levet les place sur leur fauteuil et Mme Levet et de Fésigny viennent s'asseoir et causer avec ces dames. Dix minutes après, Mr le Gouverneur et ses deux filles aînées arrivent, après les premiers compliments, la musique joue et la première valse commence. Aussitôt 60 danseuses et autant de cavaliers se mettent sur les rangs, mais les commissaires ne laissent danser que huit ou dix couples à la fois, lesquels après avoir fait deux tours dans le salon, sortent par le corridor où se tient la musique, rentrent dans un autre salon et attendent patiemment que leur tour revienne, ce qui arrive tout au plus deux fois dans une danse. Mais qu'y faire, il faut supporter les désagréments d'un grand bal, puisque nous jouissons de la beauté du coup d’œil. Après la première valse, il y a un assez long intervalle dont nous profitons pour regarder la famille du Gouverneur. Mme Maggi est une grosse dame d'une cinquantaine d'années, très gracieuse et ne sachant pas un mot de français. Elle a une robe de soie bleu foncé garnie de dentelle blanche à la jupe, et au corsage d'une belle guipure blanche. Les deux filles aînées du gouverneur sont bien brunes et pas très belles, la cadette est assez jolie, toutes trois sont très gracieuses. Leur toilette est pareille, et d'une simplicité extrême. Leurs robes sont en mousseline blanche à deux jupes, la taille est couverte de velours rose coupé à l'emporte-pièce. Cette espèce de plastron est d'une originalité tout autrichienne, car ces dames sont de Milan. Le milieu du salon est envahi par une armée de cavaliers, quelques-uns viennent nous présenter leurs respects ; de ce nombre se trouvent Mr Arminjon, Mr Pichollet, Mr Jacques Delesmillières, Mr Gaillard, les Messieurs de Roland, Mr Cloppet-Bachollet et quelques autres. Enfin, les danses continuent, mais malgré leur longueur, on peut tout au plus faire deux fois le tour du salon, il y a tant de personnes qui attendent leur tour. L'agrément qu'il y a c'est qu'il est impossible de se fatiguer, et c'est tout au plus si l'on danse assez pour se réchauffer. Nous avons encore assez de bonheur, car nous ne faisons pas tapisserie, grâce aux Messieurs de notre connaissance et à quelques étrangers. Mais nous avons près de nous des dames qui ne peuvent pas en dire autant. À minuit, la musique cesse, les cavaliers disparaissent et l'on apporte des tables devant les dames, pour la collation. C'est vraiment un coup d’œil magnifique de voir toutes ces têtes couvertes de fleurs, cette double guirlande de robes bleues, roses, blanches, rouges, vertes, noires, tout autour de la salle. La gaieté n'est pas bruyante, car l'étiquette est toujours là, mais cependant tout le monde est content. Les commissaires, tous Messieurs d'un certain rang et d'un âge respectable, se multiplient pour servir les dames ; ce sont eux qui versent le vin de Champagne, car on n'en boit pas d'autres. Chaque table est munie de quatre couverts, d'une assiette de galantine, d'une assiette de pâté froid, de huit petits pâtés chauds, d'un poulet découpé, et de glaces au citron. C'est plus qu'il n'en faut pour l'appétit des dames, cependant nous avons quelques voisines qui y font honneur, et auxquelles les commissaires ont fort à faire à verser le champagne.

À 1 heure du matin, tout est fini, les tables disparaissent avec le même mystère qui a présidé à leur arrivée, le salon est lestement nettoyé, et pendant ce temps les dames se promènent dans le corridor. Peu à peu, les musiciens reparaissent, les cavaliers rentrent par toutes les portes à la fois, et les danses reprennent avec plus d'ardeur. Enfin, à 6 heures ½ du matin, l'on pense à s'en aller ; le vestiaire est assailli et chacun remporte de cette cohue son manteau ou son châle, et s'en va bien vite pour débarrasser la place. Nous attendons patiemment que notre tour arrive et quand à grand-peine nous avons rassemblé toutes nos hardes, nous descendons aussi, avec Mr Mme Richard, Fanny Serand et Éloi, Fanny Pichollet et son frère qui m'offre son bras jusqu'à la maison. Il est grand jour quand nous arrivons chez la tante Fanchette, mais cela n'empêche pas que nous nous couchons immédiatement dans de bons lits chauds, d'où nous ne sortons qu'à midi sonnant. "

La seconde partie des cahiers de Sidonie Serand reprend le dimanche, jour du vote pour l'Annexion, le 23 avril 1860, et se termine par ses derniers écrits avant sa mort en juillet 1863.

Elle comporte 643 pages et le sommaire se situe à la page 1239.

Suivent les généalogies ascendante et descendante de la famille de Sidonie SERAND

Les cahiers de Sidonie

2ème partie

des 22/23 avril 1860 à sa mort


 

Année 1860. Dimanche 22 avril. Vote universel                   page 591

                     Jeudi 14 juin. Annexion officielle à la France

                     Dimanche 1er juillet 1860. Fête des pompiers de Talloires

                     Mercredi 18 juillet. Jour de l'éclipse

                     Mercredi 29 août. Arrivée de l'empereur

                     Dimanche 9 septembre. Tamié

9°) Les cahiers de Sidonie. Année 1861                                 page 741

                     Dimanche 20 janvier. Élections

                     Mardi 12 février. Carnaval

                     Dimanche 15 septembre. La tante Fanchette rend l'âme

                     Dimanche 29 septembre. La Couronne de Savoie

                     Mercredi 9 octobre. La mine d'Entrevernes

                     Jeudi 12 décembre. Demande en mariage d'Éloi Serand

10°) Les cahiers de Sidonie. Année 1862                               page 945

                     Jeudi 27 février. Mariage d'Éloi Serand

                     Mercredi 4 juin. Foire

                     Lundi 23 juin. Une marmelade de cerises

                     Dimanche 13 juillet. Tamié

                     Jeudi 17 juillet. La Forclaz

                     Samedi 26 juillet. Promenade à Marlens

                     Mardi 26 août. Genève

                     Mercredi 27 août. Monthey

                     Lundi 1er septembre 1862. Saint-Maurice et ND du Scex

                     Vendredi 5 septembre. Uvrier

                     Samedi 6 septembre. Sion et Valère

                     Lundi 8 septembre. Nativité de la Sainte Vierge

                     Dimanche 14 septembre. Bex

                     Lundi 15 septembre. Champéry

                     Vendredi 26 septembre. Retour à Faverges

                     Lundi 29 septembre. Concours agricole

                     Lundi 8 décembre. Immaculée Conception

11°) Les cahiers de Sidonie. Année 1863                               page 1151

                     Vendredi 13 mars. Les premiers signes de la maladie

                     Mardi 21 avril. Les derniers écrits de Sidonie

Annexe : Généalogie de la famille Serand                              page 1203 à 1231

Extrait du journal d'une jeune Bourgeoise :

Dimanche 31 août 1862. Au couvent des Bénédictines.

" Nous allons à la grand-messe où nous entendons l'harmonium puis entre la messe et le dîner, nous faisons comme les indigènes, nous nous pavanons en haut et en bas dans la rue et sur la place. Les chapeaux valaisans se croisent en tous sens et nous font ouvrir des yeux plus ou moins émerveillés. Le Grand-Papa se promène avec nous, le parisien Edmond nous rejoint aussi et nous faisons le tour du château.

La tante Henriette nous attend à dîner, nous, les trois voyageuses et la tante Baud. Le Grand-Papa préside à table et se montre parfaitement tranquille.

Après dîner, Léontine et Léonie nous rejoignent pour la promenade, nous allons d'abord à la gare pour voir passer le train, puis à Colombey au couvent des bénédictines. Les bonnes religieuses chantaient leurs Vêpres, dans une chapelle antique et cachées par des grilles et des rideaux, mais quelques-unes d'entre nous font tant avec les mains et les ombrelles, qu'elles parviennent à soulever le rideau, et nous pouvons voir le chœur où ces dames sont réunies pour chanter leur office. Les plus anciennes, c'est-à-dire les sœurs professes ont des robes blanches, de longs scapulaires noirs et des voiles noirs. Les novices sont habillées de noir avec des voiles blancs. Rien ne peut donner une idée de la solitude de ce lieu, de la tristesse de leur chant ; nous restons longtemps à les voir et à les entendre et nous sortons de la chapelle le cœur plein de mélancolie.

Nous faisons le tour des bâtiments pour entrer au parloir où les tantes veulent voir sœur Cécile bonne vieille religieuse qu'elles connaissent. Le parloir est encore plus triste que tout le reste, c'est une chambre partagée en long par deux affreuses grilles noires, dont les murailles sont tapissées de menaces pour les filles du monde, d'épithètes injurieuses contre la beauté et de réflexions lugubres sur les choses de la terre.

Sœur Cécile passe sa main amaigrie à travers les grilles et nous la serre à toutes, en causant gracieusement avec nous. Puis, comme il doit y avoir dans quelques jours une cérémonie où l'on fera deux religieuses, elle nous promet de nous le faire dire, pour que nous puissions y assister.

Après cela, nous quittons le couvent, en causant de ces pauvres filles qui n'ont ni classes à faire, ni malades à soigner et dont la seule occupation consiste dans la prière et la méditation.

En revenant à Monthey, nous allons pour voir Mme Trottet, mais elle n'y est pas, nous ne trouvons que Mr Amilcar qui nous conduit au jardin et nous fait voir les alentours de leur nouvelle habitation, car eux aussi ont changé d'appartement. Ils sont dans une espèce de vieux château ou ancienne maison de nobles, et ils ont bien plus d'aisance et d'agrément que dans leur maison d'autrefois.

Mr Amilcar revient chez la tante Baud avec nous jusqu'au moment du souper, puis il revient ensuite avec toute la famille et nous causons gaiement jusqu'à 11 heures. Avant de nous coucher, la tante Baud qui nous gâte, veut absolument nous faire un grog, boisson que nous ne connaissions pas encore. "

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l'ouvrage qui paraîtra les 20/21 octobre

lors du 40e anniversaire du Club en un seul volume de 1250 pages

(Dédicaces et retrait de l'ouvrage qui ne sera pas vendu dans le commerce)

- Salle polyvalente de Faverges de 9h à 17h -

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 08:00

La seconde partie des cahiers de Sidonie Serand reprend le lendemain du jour du vote pour l'Annexion, le 24 avril 1860 et se termine par ses derniers écrits avant sa mort en juillet 1863.

Elle comporte 643 pages et le sommaire se situe à la page 1239.

 

Les cahiers de Sidonie

2ème partie

des 22/23 avril 1860 à sa mort


 

Année 1860. Dimanche 22 avril. Vote universel                   page 591

                     Jeudi 14 juin. Annexion officielle à la France

                     Dimanche 1er juillet 1860. Fête des pompiers de Talloires

                     Mercredi 18 juillet. Jour de l'éclipse

                     Mercredi 29 août. Arrivée de l'empereur

                     Dimanche 9 septembre. Tamié

9°) Les cahiers de Sidonie. Année 1861                                 page 741

                     Dimanche 20 janvier. Élections

                     Mardi 12 février. Carnaval

                     Dimanche 15 septembre. La tante Fanchette rend l'âme

                     Dimanche 29 septembre. La Couronne de Savoie

                     Mercredi 9 octobre. La mine d'Entrevernes

                     Jeudi 12 décembre. Demande en mariage d'Éloi Serand

10°) Les cahiers de Sidonie. Année 1862                               page 945

                     Jeudi 27 février. Mariage d'Éloi Serand

                     Mercredi 4 juin. Foire

                     Lundi 23 juin. Une marmelade de cerises

                     Dimanche 13 juillet. Tamié

                     Jeudi 17 juillet. La Forclaz

                     Samedi 26 juillet. Promenade à Marlens

                     Mardi 26 août. Genève

                     Mercredi 27 août. Monthey

                     Lundi 1er septembre 1862. Saint-Maurice et ND du Scex

                     Vendredi 5 septembre. Uvrier

                     Samedi 6 septembre. Sion et Valère

                     Lundi 8 septembre. Nativité de la Sainte Vierge

                     Dimanche 14 septembre. Bex

                     Lundi 15 septembre. Champéry

                     Vendredi 26 septembre. Retour à Faverges

                     Lundi 29 septembre. Concours agricole

                     Lundi 8 décembre. Immaculée Conception

11°) Les cahiers de Sidonie. Année 1863                               page 1151

                     Vendredi 13 mars. Les premiers signes de la maladie

                     Mardi 21 avril. Les derniers écrits de Sidonie

Annexe : Généalogie de la famille Serand                              page 1203 à 1231

Extrait du journal d'une jeune Bourgeoise :

Dimanche 31 août 1862. Au couvent des Bénédictines.

" Nous allons à la grand-messe où nous entendons l'harmonium puis entre la messe et le dîner, nous faisons comme les indigènes, nous nous pavanons en haut et en bas dans la rue et sur la place. Les chapeaux valaisans se croisent en tous sens et nous font ouvrir des yeux plus ou moins émerveillés. Le Grand-Papa se promène avec nous, le parisien Edmond nous rejoint aussi et nous faisons le tour du château.

La tante Henriette nous attend à dîner, nous, les trois voyageuses et la tante Baud. Le Grand-Papa préside à table et se montre parfaitement tranquille.

Après dîner, Léontine et Léonie nous rejoignent pour la promenade, nous allons d'abord à la gare pour voir passer le train, puis à Colombey au couvent des bénédictines. Les bonnes religieuses chantaient leurs Vêpres, dans une chapelle antique et cachées par des grilles et des rideaux, mais quelques-unes d'entre nous font tant avec les mains et les ombrelles, qu'elles parviennent à soulever le rideau, et nous pouvons voir le chœur où ces dames sont réunies pour chanter leur office. Les plus anciennes, c'est-à-dire les sœurs professes ont des robes blanches, de longs scapulaires noirs et des voiles noirs. Les novices sont habillées de noir avec des voiles blancs. Rien ne peut donner une idée de la solitude de ce lieu, de la tristesse de leur chant ; nous restons longtemps à les voir et à les entendre et nous sortons de la chapelle le cœur plein de mélancolie.

Nous faisons le tour des bâtiments pour entrer au parloir où les tantes veulent voir sœur Cécile bonne vieille religieuse qu'elles connaissent. Le parloir est encore plus triste que tout le reste, c'est une chambre partagée en long par deux affreuses grilles noires, dont les murailles sont tapissées de menaces pour les filles du monde, d'épithètes injurieuses contre la beauté et de réflexions lugubres sur les choses de la terre.

Sœur Cécile passe sa main amaigrie à travers les grilles et nous la serre à toutes, en causant gracieusement avec nous. Puis, comme il doit y avoir dans quelques jours une cérémonie où l'on fera deux religieuses, elle nous promet de nous le faire dire, pour que nous puissions y assister.

Après cela, nous quittons le couvent, en causant de ces pauvres filles qui n'ont ni classes à faire, ni malades à soigner et dont la seule occupation consiste dans la prière et la méditation.

En revenant à Monthey, nous allons pour voir Mme Trottet, mais elle n'y est pas, nous ne trouvons que Mr Amilcar qui nous conduit au jardin et nous fait voir les alentours de leur nouvelle habitation, car eux aussi ont changé d'appartement. Ils sont dans une espèce de vieux château ou ancienne maison de nobles, et ils ont bien plus d'aisance et d'agrément que dans leur maison d'autrefois.

Mr Amilcar revient chez la tante Baud avec nous jusqu'au moment du souper, puis il revient ensuite avec toute la famille et nous causons gaiement jusqu'à 11 heures. Avant de nous coucher, la tante Baud qui nous gâte, veut absolument nous faire un grog, boisson que nous ne connaissions pas encore. "

 

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 09:00

Dimanche 26 août, dans la salle polyvalente, de 9h à 17heures, des auteurs des deux départements savoyards, de l'Ain, Suisse, Piémont présenteront leurs ouvrages aux thèmes multiples : romans, poésie, ethnologie, etc..

Raymond Brasset de Faverges, époux et frère de deux de nos membres généalogistes, va présenter son ouvrage sur le patois de Marlens à partir de textes de la vie locale ou adaptés d'événements vécus ou imaginaires. Le livre est composé de nouvelles, chants, poésies ...en patois avec la correspondance en français et un CD audio de l'ensemble enregistré avec l'atelier du centre musical "Nautilus" qui sera également présent.

Raymond Brasset, époux de Martine, et frère d'Ernest, tous deux généalogistes passionnés participant aux recherches de nos ancêtres et tous deux à l'origine des deux livres en cours d'édition : "Les Cahiers de Généalogie : Mariages de Marlens de 1615 à 1945 - 1527 actes" et "Les Cahiers de Généalogie : Mariages de Saint-Ferréol de 1619 à 1945 - 955 actes".

__________________________________________________________________________

Le livre sera offert avec le CD audio correspondant au prix de 17,90€.

(prévoir l'appoint en espèces - ni chèque ni carte bancaire)

__________________________________________________________________________

Voici un résumé de l'histoire de Marlens :

Marlens, son histoire

Des vestiges romains (mur et trésor monétaire) découverts en 1780 - dont il ne reste aucune trace, si ce n'est une mention écrite ( NDLR ) - au bas du Villard confirment la création très ancienne du village de Marlens qui était situé sur la voie romaine reliant Turin (Taurasia) à Genève (Genava). Ces vestiges dateraient du IIIe siècle après JC. En effet, en 277 et les années suivantes, les Alamans détruisent une partie de Genava, Boutae (Annecy), Casuaria (mansio de la ville de Faverges, signifiant ''près de la Chaise'') et incendient successivement les villages dans leur avancée obligeant les habitants à fuir après avoir enfoui leurs biens, sans possibilité de revenir sur les lieux.

Villa Marlindum en 866 (ou 867) est donné par Lothaire II, roi de Bourgogne, arrière-petit-fils de Charlemagne, à sa femme Thietberge, en réparation de la tentative de répudiation de son épouse...

Marlandis Curtem en 879, le nom de Marlens serait d'origine burgonde, dérivant de Mârilingos, ou du mot germain Merilindus ; une plaque boucle de ceinturon portant trois orants stylisés, découverte en 1957, attesterait cette présence burgonde.

Le domaine de Marlens avec les paysans en dépendant passe en 879, à Boson, héritier de sa tante Thietberge. Plus tard, en 1016 (ou 1018), à Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, qui donne aux Bénédictins de Savigny (Rhône) Merlendis devenu dépendant de l'église de Talloires, dont la reine Ermengarde, son épouse, conserve l'usufruit jusqu'en 1030 (ou 1031).

En 1339, la commune de Marthod intente un procès de près de cinq siècles (1339-1827) à propos de l'alpage situé dans la montagne de l'Alpettaz (Marlens perdra la partie sommitale de la montagne, au meilleur rendement).

Au Moyen Âge, de nombreux seigneurs et communautés religieuses possédaient des biens sur Marlens (dont le nom varie entre Merlendis, Merlens, Marlenz, Marlandus, Marlens). En 1439, la maison forte du Villard (avec un pigeonnier), est mentionnée dans des documents des seigneurs des Clefs.

En 1453, Louis, duc de Savoie, cède à la commune, pour 200 florins, la montagne dite Le Haut de Marlens (acte signé à Genève le 16 mars 1453).

En 1561, dans la liste des habitants de la Gabelle du sel, on repère pas moins de 48 personnes qualifiées de Noble (familles de Beaufort, De Gruet, De Cirace ...).

De par sa situation stratégique sur un promontoire permettant une surveillance de l'étroit de Champfroid, la commune et ses communiers subissent souvent l'occupation de troupes (avec les conséquences de réquisitions de logements, de nourritures, de pillages, de viols, …) :

1536 à 1559 : troupes de François Ier

1588 : troupes espagnoles

1599 : troupes de Henri IV

1602-1609 : troupes espagnoles

1630 : troupes françaises de Louis XIII

1690-1696 : troupes de Louis XIV

1701-1713 : 2e occupation des troupes de Louis XIV

1742-1748 : troupes espagnoles

1792 : entrée de l'armée française en Savoie, qui est réunie à la France. Marlens se trouve dans le département du Mont Blanc, nouvellement créé par la Convention.

En 1814, le 1er traité de Paris restitue la Savoie à ses anciens maîtres, mais Marlens reste sur le territoire français.

En 1815, par le 2e traité de Paris, Marlens redevient temporairement Sarde jusqu'en 1860.

En 1860, la province de Savoie est définitivement rattachée à la France. Marlens devient commune à part entière de la Haute-Savoie, l'un des deux nouveaux départements.

En 1er janvier 2016, la commune de Marlens fusionne avec celle de Cons-Saint-Colombe sous le nom de Val-de-Chaise, et compte désormais 1305 habitants, ne cessant de progresser.

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 06:00

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Léonie Sidonie MUGNIER SERAND naît à Talloires, dans le hameau d'Angon, le 5 mars 1836, fille aînée de Jean Claude Mugnier Serand et de Julie Contat mariés.

Sidonie décède le 17 juillet 1863, à 27 ans 4 mois 12 jours.

« La documentation que nous laisse Sidonie, pour être plus modeste, n'en est pas moins d'une réelle valeur. On devine, à travers ses écrits, une nature douée de qualités vraiment remarquables. Très fine, très observatrice, rien ne lui échappe ; elle relève, et non sans malice, sur les feuillets de son journal, les travers de chacun ; mais elle est sensible, délicate, aimante, elle s'attache à ses amis de même qu'elle est pleine de tendresse pour les animaux ; ses chiens Brutus et Léo sont ses plus fidèles compagnons ; alpiniste intrépide, elle fait preuve dans ses ascensions, de décision, d'énergie, de volonté, qualité qu'on ne rencontre pas communément chez une jeune fille de son âge ; elle est le boute-en-train de toutes les fêtes, de toutes les réunions ; elle paraît heureuse de vivre ; à moins qu'elle ne veuille seulement en donner l'illusion, car, ce qui paraît être la dominante de sa nature, c'est un profond mysticisme empreint de la plus décevante tristesse, comme si elle pressentait que sa vie serait de courte durée. »

« La lecture de son journal nous la révèle tout entière ; nous la voyons : espiègle en racontant son premier voyage en chemin de fer ; malicieuse en décrivant la visite que firent à Talloires Napoléon III et l'impératrice Eugénie ; mondaine dans ses impressions au bal donné par la municipalité d'Annecy, en l'honneur du gouverneur de la province ; observatrice dans une promenade qu'elle effectue à Albertville et à Conflans ; poétique au cours d'une ascension qu'elle effectue à la Tournette ; méditatives à la cime du charbon ; torturée par les influences qui s'exercent autour d'elle pour capter son âme et lui faire prendre le voile ; chagriné et mystique au début de l'année qui devait être pour elle la dernière. »

Le samedi 18 avril 1863, elle écrit :

« Décidément, je suis trop fatiguée pour continuer ce pauvre journal que je gribouille en dépit du bon sens ».

« Tel est l'ultime pensée, combien émouvante dans sa simplicité, qui met le point final au Journal intime qu'avec une conscience et une fidélité extraordinaire, Sidonie aura tenu jusqu'à ses derniers moments… »

Sidonie est Mondaine

dans ses impressions au bal donné par la municipalité d'Annecy, en l'honneur du gouverneur de la Province

Samedi 18 février 1860. Bal

« Voilà donc le grand jour arrivé, le bal offert par la ville d'Annecy à M. le gouverneur Maggi, commencera ce soir à 8 heures. Toute la ville se prépare, il y aura beaucoup de monde. Nous faisons toutes nos commissions dans la matinée, et à midi, nous rentrons pour ne plus nous montrer jusqu'à ce soir. À 2 heures, nous commençons déjà à nous coiffer les unes les autres, et nous n'avons fini qu'à la nuit. Mlle Philomène Mugnier notre modiste, a la complaisance de venir à 4 heures pour nous habiller. Nous soupons avant de commencer cette œuvre importante, puis nous nous mettons à l'ouvrage. La robe de Louise est en tarlatane blanche garnie de trois grands plis, entre chacun desquels il y a une jolie broderie. La berthe et assorti au reste de la robe, les manches sont courtes. La robe d'Antonie et en tarlatane blanche garnie de 12 volants, ma coiffure est rose, rouge avec du feuillage d'argent. Celle de Louise est en perles blanches et fleurs bleues. En général, nos toilettes sont fraîches et assez jolies. À 8 heures, tout est achevé, M. Richard nous attend chez Éloi pour nous conduire à l'hôtel de ville. Le temps est sec et froid, mais nous ne nous arrêtons pas à cela. Nous voyons déjà de loin la façade illuminée, et des carabiniers à cheval faisant reculer la foule. Le vestibule et la cour seront garnis de glaces et de bougies. L'escalier est orné de fleurs et de lumières, c'est vraiment magnifique. Nous trouvons dans l'antichambre une foule de commissaires en grande tenue qui nous offrent leur bras pour nous introduire. Le vestiaire a d'abord notre première visite, puis M. Chaumontel avocat me conduit dans le salon, ces autres messieurs conduisent mes sœurs et Maman. Nous sommes placées en face des places réservées pour la famille du Gouverneur. Annette qui est déjà dans la salle vient se mettre à côté de moi. En attendant que les danses commencent, nous avons le temps d'examiner le salon, il est magnifique. Le plafond, les murailles sont tous or et blanc avec quelques tentures rouges. Les lustres sont répandus à profusion et tout illuminés au gaz. Deux belles glaces placées en face l'une de l'autre, reflètent les lumières et les toilettes. Tous les canapés et les fauteuils sont déjà garnis et en remarquant bien, nous reconnaissons Fanny Pichollet, Rosalie de Rochette, Eugénie Collomb, Fanny Serand, Marie Lauvens, Sabine Burnod, Mme Garnier, Mme Richard, les demoiselles Ruphy etc. etc. Enfin, en tout il y a 80 dames. Les toilettes sont toutes très légères et très fraîches. Le rose et le blanc dominent, quelques robes bleues font diversion, mais la nuance la plus goûtée est à mon grand étonnement une robe vert pomme qui fait très bien à la lumière. À 9 heures, on introduit en cérémonie Mme Maggi et sa fille cadette, tout le monde se lève et ces dames saluent très gracieusement. M. Levet les place sur leur fauteuil et Mme Levet et de Fésigny viennent s'asseoir et causer avec ces dames. Dix minutes après, M. le Gouverneur et ses deux filles aînées arrivent, après les premiers compliments, la musique joue et la première valse commence. Aussitôt 60 danseuses et autant de cavaliers se mettent sur les rangs, mais les commissaires ne laissent danser que huit ou dix couples à la fois, lesquels après avoir fait deux tours dans le salon, sortent par le corridor où se tient la musique, rentrent dans un autre salon et attendent patiemment que leur tour revienne, ce qui arrive tout au plus deux fois dans une danse. Mais qu'y faire, il faut supporter les désagréments d'un grand bal, puisque nous jouissons de la beauté du coup d’œil...//...

___________________________________________________________________

Sidonie est Observatrice

dans une promenade qu'elle effectue à Albertville et à Conflans

Jeudi 27 février 1862.

Mariage d'Éloi Serand

« Nous montons nous promener à Conflans. C'est toujours la vieille et triste ville, avec ses crétins, ses soldats, ses châteaux en ruine, son église, sa chaire magnifique comme sculpture antique et sa place d'où l'on découvre un panorama superbe. Nous restons longtemps en admiration devant cette vallée qui s'ouvre devant nous jusqu'à la France et nous cherchons dans le lointain vaporeux, le wagon qui doit emmener nos époux. Nous redescendons ensuite à Albertville et nous entrons dans l'église des capucins en passant près d'elle. Puis, nous faisons le tour extérieur des prisons et nous rentrons chez Donnet après avoir à peu près tout vu. »

___________________________________________________________________

Sidonie est Torturée

par les influences qui s'exercent autour d'elle pour capter son âme et lui faire prendre le voile

Jeudi 28 novembre 1861.

« Je me rends à l'invitation de sœur Saint-François malgré le mauvais temps et elle me reçoit avec une grâce enchanteresse, puis elle me conduit chez M. Sucillon, lequel se surpasse en accueil aimable et en renouvellement d'anciens témoignages d'affection pour moi. Je reste longtemps seule avec lui et nous parlons de choses intimes et sérieuses, je retrouve en lui la même bonté pour moi, le même dévouement, le même intérêt pour tout ce qui me touche, quoiqu'il y ait déjà plusieurs années que je ne suis pas allée le voir. Je sors cependant d'auprès de lui dans un grand trouble, car je suis à la veille d'une décision bien pénible pour moi, et ma volonté plie et se débat devant le sacrifice. Sœur Saint-François revient me prendre pour me conduire auprès de Mère Flavie, là encore je reçois des propositions flatteuses et mon cœur se serre à l'idée d'une séparation avec mes bons parents. De retour auprès de Fanny, je lui confie mes chagrins, elle est si raisonnable et si bonne, ses conseils me rendent un peu de calme, mais la gaieté est loin de moi pour toujours peut-être. »

//...

« Les propos légers et superficiels, les compliments fades et surannés, les gestes étudiés succèdent sans transition à la causerie instructive que je viens de laisser, mais 10 heures mettent un terme à cette journée si pleine pour moi d'émotions diverses et en me couchant, je me retrouve seule avec moi-même, avec mes indécisions, mes terreurs et mes larmes. »

___________________________________________________________________

Sidonie est Mystique

dans le calme de ses parcours en montagne

Mercredi 14 juillet 1858.

« Une petite grotte en se présentant à nos regards vint nous fortifier dans nos idées de retraite. Mon Dieu que la vie s'écoulerait douce et paisible, ici ! Il semble que les illusions se flétriraient moins vite, et que l'on se rapprocherait plus facilement du ciel. »

___________________________________________________________________

Sidonie est Moqueuse

de la condescendance des Français envers les Savoyards

Lundi 25 juillet 1859.

« … Nous leur offrons le café, et tout en causant, nous nous apercevons que Mr Noël prend des airs de français infaillible et superbe, avec ceux qu'il croit être de pauvres savoyards n'ayant jamais rien vu que leurs montagnes et leurs marmottes. Après leur départ, nous restons longtemps sans pouvoir parler, tellement nous sommes frappés, non pas d'étonnement, mais d'une hilarité que rien ne peut peindre. Peu à peu, cependant nous reprenons nos sens, et les remarques que nous nous communiquons, ne contribuent pas peu à entretenir notre gaieté folle. Que les Français apprennent par ce terrible exemple, à ne pas venir blaguer dans nos montagnes, car là aussi, il y a des gens qui ont plus de bon sens qu'eux. »

de la religion qui rend les dimanches tristes

« Dimanche 9 décembre 1860.

Il y pleut averse et c'est dimanche, double calamité. Nous nous levons de bon matin pour aller à la petite messe où nous nous faisons conduire toutes les quatre et nous revenons nous enfermer dans la chambre, où notre pauvre fourneau fait toute notre consolation.

___________________________________________________________________

Sidonie est Critique

de la vie mondaine et superficielle des Talloiriens

Dimanche 26 octobre 1862.

« Quant à moi, j'ai demandé grâce pour la promenade et je l'ai obtenue non sans peine ; je suis restée seule à lire sur le balcon, préférant cent fois le modeste Angon au pompeux Talloires, tout farci de parisiens, de Lyonnais et de dames de toutes sortes. »

de la suffisance des Favergiens

Mercredi 4 février 1863.

« Nous lisons en travaillant notre Gentilhomme Campagnard et nous reconnaissons dans l'histoire du petit bourg de Châteaugiron, les misères, les coteries, les médisances du petit bourg de Faverges. »

ou de leur esprit de médisance

Jeudi 29 septembre 1859.

« Chacun alors s'est arrangé de manière à passer son temps le plus agréablement possible ; les uns nonchalamment étendus au soleil et sur la mousse, les autres fumant leurs cigares, d'autres enfin causant gaiement en regardant Faverges et ses environs, ce piètre pays, ou comme le dit Alphonse Karr, la réunion de deux femmes n'est qu'un complot contre une troisième. »

___________________________________________________________________

Sidonie est Généreuse

par les remarques gracieuses sur ses connaissances

Dimanche 26 octobre 1862.

« Après-midi, Maman et mes sœurs vont à Talloires faire quelques visites ; Mme Delesmillières et Mme Moret les reçoivent très gracieusement, puis Mme Duroz et son auréole de neveux ont leur seconde visite dans laquelle il est de rigueur de s'embrasser deux fois et de trinquer avec de la liqueur. L'étiquette de Thônes l'exige ainsi, mais Mme Duroz y met tant de bonté et de bonne grâce, que tout le ridicule disparaît. »

___________________________________________________________________

Sidonie est Capricieuse

« Vendredi 19 avril 1861.

À 6 heures, malgré mes instances, on m'emmène à la promenade de famille, après m'avoir prodigué les épithètes de vieille fille, de capricieuse, de solitaire, etc. etc. Nous allons à la fontaine et nous revenons par Madrid, la prière à l'église termine cette divertissante sortie et nous soupons par là-dessus... »

___________________________________________________________________

Sidonie est Ironique

Jeudi 27 novembre 1862.

« Elle passe donc la journée avec nous, nous lisons encore, nous causons tout en travaillant et grâce à nos ressources personnelles, nous nous suffisons, je dirai même que nous passons des moments agréables. »

Jeudi 1er janvier 1863.

« Voilà donc encore une année écoulée et une autre qui a recommencé pendant notre sommeil, sans que nous nous en soyons aperçues autrement que par les graves réflexions que cela nous suggère. »

___________________________________________________________________

Sidonie est Morose

quand elle songe à son avenir

Samedi 8 juin 1861.

« La tante n'est pas plus mal, mais elle s'obstine à vouloir mourir, elle a bien raison. Que faisons-nous de si agréable en ce monde pour lui être si attaché ?

 

Samedi 3 août 1861.

« Mais bientôt, cet ennui si profond, si réel, reprend le dessus, et l'âme qui a été si profondément blessée, ne se relève jamais. »

« Ah ! Si le chagrin pouvait tuer aussi vite qu'on le désire, il nous épargnerait une longue agonie. »

« Ah ! Que j'aime encore mieux ma profonde solitude,  »

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Sidonie est Chagrine

au début de l'année qui devait être pour elle la dernière

Lundi 30 mars 1863.

« Comme on l'a décidé hier, le départ a lieu à 9 heures et nous nous trouvons seules, mes sœurs et moi avec Joséphine. J'écris un peu pour changer, mais pour dire la vérité, je ne fais pas grand-chose.

Que la semaine sainte est triste quand on est malade, on ne peut pas suivre les offices, et il y a je-ne-sais-quoi dans l'air qui assombrit. »

Mardi 31 mars 1863.

« Je ne parlerai plus de mes matinées, puisque je me lève à midi, et que je les emploie à me faire du lard, lequel au lieu d'augmenter s'obstine à diminuer visiblement.

Annette nous fait de bonnes visites, et apporte même des douceurs à la pauvre gourmande malade. Mme Guigoz, providence des malades, m'apporte aussi un bon sirop qui me ravigote un peu en me sortant de ces détestables tisanes. »

Mercredi 15 avril 1863.

« C'est le jour des visites ; elle commence par Franceline Chambaz qui vient me voir à 7 heures du matin, mais elle s'en retourne bientôt, ses enfants la réclament.

M. Calligé vient ensuite et ordonne une bouteille de café noir bien amer avec de la quinine pour la nuit et la matinée prochaine. Annette vient après et je me lève de bonne heure, me sentant assez bien. Mme Blanc monte tout essoufflée pour prendre de mes nouvelles et me donner des conseils pour guérir. À peine est-elle loin que Mme Domenge de Sollier vient nous voir et dîne avec nous. Au café, nous avons l'arrivée de M. Bernaz et de M. Perroux. Celui-ci nous quitte à 1 heure ½ et M. Bernaz repart par le bateau de 3 heures. Mme Fallion qui a aussi entendu dire que j'étais malade, vient nous voir, elle arrive de Contamines et nous donne des nouvelles du cousin Serand du Plot. En partant, Mme Fallion trouve à la porte Mmes Comte et Châtelain qui, elles aussi viennent dans cette malheureuse cuisine où nous sommes toujours, tandis que notre petit salon que nous avions bien approprié, est toujours seul. Ces dames restent assez longtemps, et ont la bonté de me témoigner beaucoup d'intérêt. Fanny Serand qui arrive d'Annecy pour la noce de demain, vient encore augmenter le nombre de nos agréables visites d'aujourd'hui. À la nuit, M. Démaison vient aussi faire une visite à la malade, et étant bien fatiguée, je me couche à 8 heures. »

Jeudi 16 avril.

« Ces dames, mes sœurs, Annette, tout ce qui reste enfin, va faire une promenade et moi je reste avec ma fièvre qui me reprend de plus belle.

Papa me lit une jolie lettre de l'oncle Maurice qui m'invite à aller me guérir auprès d'eux. Mais que faire en voyage d'une pauvre fiévreuse qui ne peut et ne sait déjà plus écrire.

M. Calligé fait une visite à la nuit et ne sait que m'ordonner un vésicatoire sur la poitrine. Je demande encore un répit, et je l'obtiens. »

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