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10 août 2026 1 10 /08 /août /2026 07:14

L'Hôtel du parc, manoir du Baron Blanc, à Faverges, une authentique villa sarde

La magnifique bâtisse est située dans un grand parc où les frondaisons offrent une ombre généreuse et font l’objet de soins attentifs.

Elle est construite au bord de la route d'Albertville, peu après la réalisation de la nouvelle route provinciale, entre les années 1818 et 1824 lors de la création de la voie Annecy-Albertville, par celui qui deviendra le baron Nicolas BLANC, propriétaire par mariage de la Manufacture de soie, située sous le château surplombant la ville. 

La villa SAVIOZ :

Cette belle demeure a pris plusieurs noms, dont celui de son premier acheteur, après le décès du baron Nicolas BLANC, en la personne du maire de Faverges Eugène SAVIOZ de Saint-Ferréol, qui finira sa vie en 1914 à Gevrey-Chambertin, dans la maison de son gendre Abel GRABER.

La villa CLOVIS : 

Après s'être expatrié en Champagne à la fin de son mandat en 1904, Eugène Savioz vend ses propriétés en 1908. Et c'est Marie Clovis VARAY, agriculteur d'Entrevernes qui acquerra l'ensemble, et son fils Emile Clovis l'exploitera jusqu'à sa mort en 1930.

Le manoir du baron BLANC :

Émilienne, 3ᵉ fille âgée de 16 ans, attendra ses 18 ans pour épouser deux ans plus tard Émile DUSSOLLIET-GOND, devenu le seul homme de la famille, pour prendre avec ses deux sœurs aînées, jumelles de 19 ans, la direction de l'hôtel-restaurant.

C'est leur dernière fille Jeannette qui prendra leur suite, aidée par les "tantines", restées célibataires.

L’hôtel du parc, qui a été appelé successivement de TROIS noms différents, devient un établissement familial, dont le nom s'affiche en grosses lettres sur sa façade.

Il possède 14 chambres toutes décorées avec goût. Les salles communes ont de belles boiseries anciennes. La clientèle, hors saison est en grande partie une clientèle d’affaires pour les entreprises locales et leurs partenaires.
Séduits par la qualité de l’accueil, 
ces commerciaux reviennent souvent pour leurs vacances familiales.


Une affaire de famille
L’âme de la maison a longtemps été Jeannette, fine cuisinière inventive et passionnée. Elle était aidée par son époux Maurice, également alpagiste, éleveur de vaches allaitantes, et du personnel fidèle à la maison. L'établissement était fréquemment retenu pour organiser des banquets légendaires des sapeurs-pompiers, de la fanfare municipale
(photo de 1895) et des classes de conscrits.

Au décès de la maîtresse de maison, leur fille Estelle, alors développeuse en informatique et paysanne a pris tout naturellement, comme une évidence, la suite de l’hôtel avec son compagnon Loïc. Les jeunes gens ont gardé une activité pastorale et avec une organisation sérieuse, ils gèrent l’hôtel du parc et leur activité agricole et sont heureux de continuer à faire vivre cette demeure patrimoniale.


Avec une organisation très méticuleuse et une qualité d’accueil exemplaire, la jeune propriétaire de l'établissement, et son conjoint se partagent de nombreuses tâches et peuvent compter sur leur personnel fidèle.

Maurice, toujours alerte, supervise l’accueil des petits déjeuners, l’entretien du parc et le fleurissement du manoir du baron Blanc. L’établissement propose de bons produits locaux de saison, yaourts faits maison, fromages de chèvres d’alpage l’été, charcuterie du Mont Charvin, miel de Loïc (ruches dans le parc). Les délicieuses et réputées omelettes du matin sont toujours réalisées sur la recette confidentielle de l'aîné de 86 ans.

 


Dans la matinée les amis et voisins passent souvent partager un café avec la famille Falcy tout en commentant le Dauphiné Libéré et les nouvelles locales avant de vaquer aux multiples occupations de la journée.

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1 juillet 2026 3 01 /07 /juillet /2026 18:12

Retenez cette date : 

 

Mercredi 22 juillet

à 18 heures 

 

au parc Simon Berger 

 

Pour ceux qui auraient manqué la conférence (sur invitation) du jeudi 9 juillet, vous pourrez entendre la chanson composée par Jean-François Jabaudon,

 

"Au Pays de Faverges"

 

avec Michel Berthod à la guitare,

sur le thème du livre coécrit par trois auteurs, comme indiqué ci-dessus.

 

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11 juin 2026 4 11 /06 /juin /2026 05:31

Deux auteurs et une artiste locale se sont associés avec la grande collection de cartes postales réunie par Albert Ramella-Pezza afin de porter à la connaissance de leurs lecteurs la grande histoire du château qui domine la ville des Forgerons antiques.

 

Bernard Pajani historien local depuis plus de soixante ans a sollicité Jean-François Jabaudon poète imaginatif, dans le but de faire vivre le jeune Albert, âgé de dix ans, tout au long du millénaire d'existence du château.

 

1.- Le 1er château (avant 1250)

 

Le château ou du moins une construction sur la plate-forme au bas du crêt de Chambellon ne semble pas exister durant le haut Moyen âge (Vᵉ – XI siècle), période durant laquelle les peuples dits « barbares » : Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Vandales, Lombards, Anglo-Saxons... s'installent de façon plus ou moins pacifique dans d'autres régions plus verdoyantes et hospitalières.

 

Berlion du Château de Savoie en l’an 1112

Les journées du printemps m’offraient ce silence que la naissance des futurs Autours des palombes viendraient bientôt rompre de cris stridents.

Les nids des oiseaux foisonnaient dans les haies aux riches pousses vertes.

Au loin, vers la haute tour du château de Faverges en construction, où Berlion brandissait son gant de fauconnerie orné de son gonfalon aux armoiries de Faverges.

Caché derrière un rocher, j’observais avec admiration le seigneur des lieux s’adonner à cet étrange ballet de chasse.

Je fermais les yeux, tandis qu’une étrange berceuse me figea dans les vols aériens fournis des plumes des rapaces.

Le cri des faucons sous le hourd du donjon

Au rythme bruissant des ailes qui volent d’alentour

La tour du château se fige en harmonie

Avec l’éclat somptueux du ciel de la Savoie

Marie-Jo Coutin, artiste et professeure de peinture, n'a pas hésité à rejoindre la petite équipe, pour apporter tout son talent dans la réalisation des illustrations qui agrémenteront l'ouvrage, pour lui donner une vie plus colorée.

 

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(à parution, 27,00 €)

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 07:23

Le Bourg de Faverges dépendant autrefois de la paroisse de Viuz, ainsi que tous les hameaux entourant Faverges a été érigé en paroisse et cure paroissiale le 4 août 1803 par Mgr de Mérinville ; et dès lors a eu son curé particulier qui est devenu archiprêtre de tout le canton.

Malgré cela, le Bourg de Faverges a toujours conservé son droit d'inhumation au cimetière de Viuz, et entend le conserver toujours au besoin, quoique on vienne d'établir un cimetière dans la banlieue, et pour l'usage seulement des habitants de la paroisse de Faverges.

Donation Jean Pierre DUPORT du nouveau cimetière de Faverges

Le Bourg de Faverges dépendant autrefois de la paroisse de Viuz, ainsi que tous les hameaux en entourant Faverges a été érigé en paroisse et cure paroissiale le 4 août 1803 par Mgr de Mérinville ; et dès lors a eu son curé particulier qui est devenu archiprêtre de tout le canton.

Malgré cela, le Bourg de Faverges a toujours conservé son droit d'inhumation au cimetière de Viuz, et entend le conserver toujours au besoin, quoique on vienne d'établir un cimetière dans la banlieue, et pour l'usage seulement des habitants de la paroisse de Faverges.

"Ce nouveau cimetière a été fondé et construit des deniers de Sr Jean Pierre Duport qui l'a recommandé expressément à Mme son épouse, Mme Rose Milanais, quelques heures avant sa mort, laquelle pour se prêter aux pieuses intentions de feu son mari, s'est empressée d'acquérir un terrain suffisant pour cet objet, et en a fait faire la clôture, à ses frais, à l'exception du crépissage et de la belle croix plantée dans le centre du cimetière. Mme Veuve Duport a fait ensuite une donation pour toujours et pour servir à perpétuité à l'usage susdit du terrain qu'elle a acquis de Sr Mauris Blanc à cette fin, se réservant seulement d'un espace de cent vingt huit pieds pour les inhumations d'elle et des siens à perpétuité comme est porté par l'acte de donation ; lesquels cent vingt huit pieds ont été choisis et assignés au fond du cimetière contre le chemin qui conduit à St Ferréol. Le terrain susdit ayant été bien et deüement clos de bons murs à la hauteur environ de sept pieds, bien applani et fermé par une belle porte à grille, on y a planté une belle croix en fer supportée par une belle colonne en pierre taillée sur un piédestal à trois gradins tout autour d'une seule pierre. Et le vingt un septembre mil huit cent vingt trois, je soussigné curé et archiprêtre de Faverges par Commission spéciale de Mgr de Thiolaz, ai procédé à la bénédiction dudit cimetière, comme suit."

"Après avoir annoncé le dimanche précédent à la messe de paroisse que le dimanche suivant à l'issue des vespres, on feroit la cérémonie susdite, toute la paroisse assemblée, on est parti en procession escortée des deux confréries et en l'assistance de six prêtres du voisinage, on s'est rendu dans l'enceinte du cimetière, et aux pieds de la croix, sur une élévation préparée pour cela, le curé a fait un discours analogue à la circonstance, à un auditoire de plus de quatre mille âmes, car toutes les paroisses voisines s'y étaient transporté. Malgré l'affluence immense des assistants, le plus profond silence requit partout et tous se sont montrés attentifs et respectueux. Après le discours, Mr le curé a procédé à la bénédiction suivant la forme prescrite dans le Rituel, pendant que Mrs les prêtres chantaient les psaumes d'usage. Ensuite, on s'est retiré pour rentrer dans l'église en procession chantant le Te Deum. J'ai cru devoir consigner cette cérémonie dans les registres de la paroisse, afin d'en graver le souvenir à la postérité, et conserver la mémoire du bienfait accordé à cette paroisse par la générosité de Mr et Mme Duport, bienfait qui leur acquis un droit aux prières, à la reconnaissance de tous les habitants de Faverges présents et à venir.

Faverges, ce 1ᵉʳ janvier 1824. J.M. André, curé."

[Relevé effectué par le curé J.M. André dans le registre des mariages du 1er janvier 1824]

[74123_registre des mariages_M-1824_5mi740vue 39]

Procuration générale par M. Nicolas Blanc à Mme Veuve Duport

"L'an 1822 et le 26 du mois de septembre 6 heures du soir à Faverges en l'étude par devant Hyacinthe Blanc notaire royal à la résidence de Faverges soussigné, assisté de deux témoins ayant les qualités requises, fut présent M. Nicolas fils de feu sieur Claude Blanc, négociant, né et domicilié à Faverges, fesant pour sa maison de commerce établie en ce lieu et comme sous la raison de Duport et Blanc, lequel a, par les présentes, fait et constitué pour son procureur général et spécial, sans dérogation de qualité, Mme Marie-Rose Millanais fille de feu sieur Charles François Millanais veuve de M. Jean-Pierre Duport, née en la ville de Lyon, domiciliée audit Faverges, à laquelle il donne pouvoir de, pour lui esdits noms, régir et administrer les affaires de ladite maison de commerce, exiger et recevoir de qui il appartiendra, toutes sommes qui pourraient lui être dues, en principaux, intérêts échus et à échoir, frais faits et à faire et autres accessoires, entendre, débattre, clore et arrêté tous comptes, de toutes sommes reçues, donner quittances et décharges, consentir toutes mentions et subrogations, signer tous acquits. À défaut de paiement vers tous protêts, les dénoncer, exercer tous recours contre les endosseurs, tireurs et autres garants, citer et comparaître devant tous juges et tribunaux, traiter, composer, plaider, s'opposer, appeler, obtenir tous jugements, les mettre à exécution, exercer toutes poursuites, former toutes oppositions, faire toutes saisies, prendre inscription, poursuivre toutes adjudications forcées, provoquer les ordres et distributions de deniers, retirer tous bordereaux de collocation, en toucher le méritant, remettre et retirer tous titres et pièces, donner mains-levées et désistement, consentir toutes radiations d'inscription, transiger et prendre tous arrangements, consentir toutes remises, accorder termes et délais, élire domicile, passer et signer au sujet de ce que dessus, tous actes, nommer et constituer tous procureurs et défenseurs, arbitres, sur-arbitres, experts et tiers-experts, substituer, sous due élection de domicile, une ou plusieurs personnes, en tout ou partie des présents pouvoirs, les révoquer, en substituer d'autres et généralement faire dans l'intérêt de ladite maison de commerce, tout ce que le procureur constitué jugera convenable, quoique non présent en ces présentes, promettant de le ratifier, si besoin est, et s'obligeant d'indemniser ledit procureur constitué de tous frais, avances et déboursés, dont acte. Lu et prononcé dans tout son contenu, à haute et intelligible voix dudit notaire, en présence du constituant et des Henri Reignier, cordonnier, né à Orbe en Suisse, et Claude Favre-Collin, cordonnier, né à Giez, et tous deux domiciliés à Faverges, témoins requis. Droits d'insinuation à forme du tarif. Le constituant avec les témoins ont signé au bas du présent acte par ledit notaire soussigné reçu, et contenant deux pages et ce que dessus écrit sur deux feuillets.

Hyacinthe Blanc notaire. Ainsi est à la minute

Copie pour le tabellion conforme à la dite minute

Signé Hyacinthe Blanc notaire."

[Archives départementales de Haute-Savoie_8FS1-1946_f°345]

Vente par M. Maurice Blanc à M. Nicolas Blanc

" L'an 1823 et le 15 du mois de février 7 heures du soir à Faverges, en l'étude, par devant le soussignée Hyacinthe Blanc, notaire royal à la résidence dudit Faverges, assisté de deux témoins ayant les qualités requises, fut présent sieur Charles fils de vivant Charles Michel, chef teinturier, né à Grigny, département du Rhône, domicilié à Faverges, au nom et comme mandataire de M. Maurice Blanc, négociant, demeurant à Paris, à teneur d'acte de procuration passée devant Me Rousset et son confrère, notaires royaux en ladite ville de Paris, le 2 décembre dernier, dûment légalisé et déposé et insinué au bureau du tabellion de Chambéry le 25 janvier suivant, numéro 289, sixième volume, folio 74, au droit de cinq livres 70 centimes, lequel a, par les présentes, vendu sous toutes garanties de fait et de droit, clauses de dévestiture, d'investiture et de constitut à M. Nicolas fils de feu Claude Blanc, négociant, né et domicilié à Faverges, présent, acceptant et acquéreur pour lui, les siens et ayant droit, un champ situé à la fin de la Naves, territoire dudit Faverges, figuré en ladite carte territoriale de ce lieu sous partie des numéros 986 et 987, contenant environ 209 toises, borné à l'orient, par le chemin de Faverges à Saint-Ferréol, au nord par le champ de Philibert Didelle, et des autres parts, par le chemin de Faverges au hameau de Viuz. Cette vente est faite à la charge par l'acquéreur qui s'y oblige, de payer les droits et frais du présent et en outre moyennant la somme de 800 livres nouvelles que l'acquéreur a comptées avant les présentes, en espèces métalliques ayant cours de monnaie au dit sieur Michel qui l'avoue, confesse et déclare et en donne quittance en renonçant à l'exception des deniers non nombrés, clause expliquée et qu'il a dit bien comprendre. À la garantie des présentes, les parties se soumettent à toutes peines de droit, dont acte. Lu et prononcé dans tout son contenu, à haute et intelligible voix dudit notaire en présence desdites parties et des sieurs Charles Marie Duport, propriétaire, né à Faverges et Michel Messiez, tailleur, né à Paris, tous deux domiciliés à Faverges témoins requis. Droits d'insinuation suivant le tarif. Les parties et témoins ont signé au bas du présent acte, par ledit notaire reçu et contenant une page et ce que dessus, écrit sur un feuillet. Hyacinthe Blanc notaire. Ainsi est à la minute. Copie pour le tabellion conforme à ladite minute.

Signé, Hyacinthe Blanc notaire."

[Archives départementales de Haute-Savoie_8FS1-1946_f°245_n°158]

 

Donation par M.Nicolas Blanc à l'Église de Faverges

" L'an 1823 et le 16 du mois de février, quatre heures après midi, à Faverges, dans le presbytère, par devant le soussigné Hyacinthe Blanc, notaire royal à la résidence dudit Faverges, assisté de deux témoins ayant les qualités requises, fut présent Nicolas Blanc, négociant, né et domicilié à Faverges, lequel, de son propre mouvement, et pour remplir les pieuses intentions de Mr Jean Pierre Duport, décédé et celles de madame Marie Rose Millannais, a donné et donne, par donation entre vifs, et à jamais irrévocable, à l'église dudit Faverges, à l'acceptation de Rd Sieur Joseph Marie fils de feu Sieur François André, archiprêtre, curé audit Faverges, y domicilié, né à Thônes ici présent en qualité d'administrateur des avoirs de ladite église, et déclarant, toutes fois, ne donner son acceptation aux présentes que sous l'agrément, et l'approbation de l'illustrissime et révérendissime Evêque d'Annecy, et à l'acceptation encore de M. Jean Pierre fils de feu Guillaume Probel, sindic de ce lieu, né à Doussard, domicilié à Faverges et des sieurs Charles fils de feu M. Claude Baudé, né à Faverges, Joseph fils de feu Philippe Mermaz, né à Giez, et Jean Maurice fils de feu Joseph Roca, né à Faverges où tous sont domiciliés, conseillers de ce lieu, ici présents, un champ que possède le donateur, à la fin de Naves, territoire dudit Faverges, fixé à la carte territoriale de ce lieu sous partie des numéros 986 [et 987, ut supra], contenant environ 209 toises et borné à l'orient, par le chemin tendant de Faverges à Saint-Ferréol, au nord par le champ de Philibert Didelle et à l'occident, par le chemin tendant dudit Faverges au hameau de Viuz. Le donateur s'est démis et dévêtu de ce champ, pour en saisir et invêtir le donataire, par la tradition de la plume suivant l'usage, déclarant ne plus [le, ut supra] tenir en son nom, mais en celui de ce dernier. Cette donation est faite sous les conditions premièrement, que le susdit champ sera converti en un cimetière pour le service particulier de la paroisse dudit Faverges, secondement qu'un emplacement à l'angle nord-est de ce cimetière et de la superficie de 128 [pieds, ut supra], sera et demeurera réservé exclusivement à la sépulture des membres de la famille dudit M. Duport et aux successeurs de cette famille à perpétuité, avec tous les droits et privilèges mentionnés en l'article Six du manifeste du Sénat de Savoie, en date du 9 avril 1822. Au moyen de ce, le donateur prend, par les présentes, l'engagement de faire clôre ledit cimetière, de murs de 5 pieds d'élévation, fondations comprises, moyennant toutefois que les matériaux nécessaires pour les murs, soient rendus à pied d'oeuvre, par tels moyens que l'administration communale jugera convenables, entendant expressément le donateur ne point se charger de ces transports. Et comme l'objet donné est de la valeur de 800 livres, ledit M. Blanc prie Monsieur le juge mage de la province, d'insinuer et homologuer la présente donation et ordonner l'enregistrement et les publications requises dont acte. Lu et prononcé dans tout son contenu, à haute et intelligible voix dudit notaire, en présence des parties et des Jean Pierre Brunier, cultivateur, et Jean Maurice Ollier, cordonnier, nés et damiciliés à Faverges, témoins requis. Droits d'insinuation, suivant le tarif. Les parties et témoins ont signé au bas du présent acte par ledit notaire soussigné reçu et contenant deux pages et ce que dessus, écrit sur deux feuillets. Hyacinthe Blanc notaire. Ainsi est à la minute.

Copie pour le tabellion conforme à la minute.

Signé, Hyacinthe Blanc, notaire "

[Archives départementales de Haute-Savoie 8FS1-1946 f°171_n°101]

Décès de l'Archiprêtre Joseph Marie ANDRÉ, curé de Faverges

Dans l'acte de décès du curé ayant béni le cimetière, se trouve la mention du lieu de son inhumation "aux pieds de la croix du cimetière".

 

Testament de l'Archiprêtre Joseph Marie ANDRÉ, curé de Faverges

le 23 avril 1828

« L'an 1828 et le 23 du mois d'avril à 2 heures après midi à Faverges dans le presbytère dudit lieu, je soussigné Joseph Marie fils de défunt François ANDRÉ né de la commune de Thônes, Curé, et Archiprêtre de la paroisse soit commune de Faverges, où j'habite, en vue de la mort et pour éviter différents au sujet de ma succession, ai fait mon testament solennel comme s'ensuit, j'adore l'adorable trinité, le père, le fils et le saint esprit, je met toute ma confiance au fils qui est mort pour mes péchés, je me soumet à tout ce que l'église apostolique, catholique et romaine nous enseigne, je reconnais son autorité comme étant établie par jésuschrist même, je crois tous les mistères qu'elle nous propose quoique au-dessus de notre intelligence, je reconnais et admets tous les sacrements institués par notre seigneur jésuschrist pour la sanctification de nos âmes, et si dans l'administration de ces sacrements, j'ai fais quelques fautes, je prie le seigneur de me les pardonner, je croit fermement à la présence de jésuschrist dans l'eucharistie, et si par indisposition de ma part ou de celle de mes pénitents, j'ai manqué à la majesté de jésuschrist, j'espère que sa miséricorde me les pardonnera, je ne crois pas avoir offensé jamais personne volontairement, si par vivacité, je peux l'avoir fait // ... »

Inscription sur la pierre tombale du Rd Sr Joseph Marie ANDRÉ :

« HIC JACET REVERENDUS DOMINUS JOSEPHUS MARIA ANDRE PRIMUS ARCHIPRESBITER ET PARROCHUS FABRICENSIS QUI SE SE COMMENDAT PRAECIBUS FIDELIUM ET SURVIVUM FILIORUM. OBIIT 6 MAI 1828 »

« Ici gît le révérend sieur Joseph Marie ANDRE premier archiprêtre de la paroisse de Faverges qui se recommande aux prédicateurs de la fidélité et de la survie de ses enfants. Décédé le 6 mai 1828 »

[FRAD074_8FS1_1956_1209]

La tombe de Joseph Marie ANDRÉ

Le 8 avril 1828, l'archiprêtre Joseph Marie ANDRÉ curé de Faverges est enterré à l'emplacement qu'il souhaitait, "au pied de la croix du cimetière" qu'il avait béni le 23 septembre 1823 en présence de 4000 fidèles et des prêtres du voisinage.

« Ici gît le révérend sieur Joseph Marie ANDRE premier archiprêtre de la paroisse de Faverges qui se recommande aux prédicateurs de la fidélité et de la survie de ses enfants.

Décédé le 6 mai 1828 »

 

L'épitaphe disparue sur la pierre tombale

HIC JACET REVERENDUS DOMINUS JOSEPHUS MARIA ANDRE PRIMUS ARCHIPRESBITER ET PARROCHUS FABRICENSIS QUI SE SE COMMENDAT PRAECIBUS FIDELIUM ET SURVIVUM FILIORUM.

1828

 

L'inhumation d'un prélat au sol, sous une plaque que les fidèles piétinent, remonte au Moyen-âge. Cette pratique permet selon la légende à l'âme du décédé de purger son temps de purgatoire aussi longtemps que son nom figurera sur la plaque.

La disparition du nom de la personne ecclésiastique représente le moment où son âme quitte le purgatoire. (Cela n'est pas corroboré par les spécialistes).

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5 août 2024 1 05 /08 /août /2024 13:12
Une exposition "Art-en-ciel" récemment installée pour l'été dans les trois rues principales de Faverges permet d'établir une comparaison entre la carte d'origine avec sa date d'utilisation, donnant une information assez précise de son édition, environ 1904-1905 au lieu de 1930.

 

Nous allons nous permettre d'apporter des informations à l'association participante.
Cette superbe carte postale vendue après les nouvelles instructions postales de 1904 autorisant moins de 5 mots au verso pour 5 centimes au recto, comporte une marque postale d'oblitération indiquant la date de circulation, le 8 juillet 1910, apposée par le bureau de Faverges, dont la frappe est excellente malgré sa position renversée.
Le verso permet de préciser qu'elle a été envoyée par un certain Amédé à Mademoiselle M. Perrière habitant 24, rue Vallon à Thonon-les-Bains, avec les quatre mots : "En route, amitiés. Amédé"
La route d'Annecy est agréablement parée d'arbustes en pot devant l'hôtel de Genève à droite et la boutique attenante.
Sur le trottoir de gauche, le Bar de l'hôtel-de-ville a placé deux bancs en travers du trottoir, où les passants pourront venir se désaltérer au petit ombrage des arbustes en pot. Un peu plus loin, les grands marronniers de l'hôpital Alfred-Blanc, don de sa mère Sidonie du Peloux, épouse Maurice Blanc, frère du baron Nicolas Blanc, ombragent l'ancienne route Victor-Emmanuel.
Au centre de la photo, le photographe non identifié a fait poser un cycliste pour consacrer un petit un moment à converser avec un habitant de la rue qui prendra le nom de Rue de la République en novembre 1905.

 

Au loin, sur le trottoir de droite et sous le grand balcon, on distingue trois marches d'escalier. Elles permettaient d'entrer dans la grande maison de Maurice Antoine BLANC et Amélie DELPHIN qui eurent huit enfants, neveu et nièce du baron Nicolas BLANC.
Cette maison a été achetée par Simon Tissot-Dupont qui fut à l'origine du réputé briquet Dupont, mondialement connu. Cette maison fait face à l'actuel Ehpad, anciennement Hôpital Alfred-Blanc, propriété de Pierre Maurice Blanc et Sidonie Du Peloux, frère et belle-sœur du baron Nicolas Blanc. (mention à corriger sur la façade de l'Ehpad, ce n'est pas un don du baron Nicolas BLANC)
Par héritage, elle abrita la famille et le premier cabinet du Docteur Simon dit Loulou Berger qui fut maire de Faverges durant deux mandats consécutifs de 1965 à 1977.
En 1980, ce dernier vendit sa résidence et son parc à la mairie de Faverges, qui en fit la maison communale actuelle et donna le nom de l'ancien propriétaire au parc situé à l'arrière.

Les escaliers ont libéré le trottoir pour les piétons, et ont été installés en recul dans le bâtiment pour ne pas détruire l'entrée monumentale.

Vue de la façade de la maison Maurice BLANC,

devenue maison TISSOT-DUPONT

puis maison BERGER

et enfin mairie de Faverges.

(reproduction interdite, propriété privée)

Pour les amateurs de cartes postales anciennes, voici d'autres vues de la route d'Annecy, Rue de la République.

 

 

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