L'Hôtel du parc, manoir du Baron Blanc, à Faverges, une authentique villa sarde
La magnifique bâtisse est située dans un grand parc où les frondaisons offrent une ombre généreuse et font l’objet de soins attentifs.
Elle est construite au bord de la route d'Albertville, peu après la réalisation de la nouvelle route provinciale, entre les années 1818 et 1824 lors de la création de la voie Annecy-Albertville, par celui qui deviendra le baron Nicolas BLANC, propriétaire par mariage de la Manufacture de soie, située sous le château surplombant la ville.
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La villa SAVIOZ :
Cette belle demeure a pris plusieurs noms, dont celui de son premier acheteur, après le décès du baron Nicolas BLANC, en la personne du maire de Faverges Eugène SAVIOZ de Saint-Ferréol, qui finira sa vie en 1914 à Gevrey-Chambertin, dans la maison de son gendre Abel GRABER.
La villa CLOVIS :
Après s'être expatrié en Champagne à la fin de son mandat en 1904, Eugène Savioz vend ses propriétés en 1908. Et c'est Marie Clovis VARAY, agriculteur d'Entrevernes qui acquerra l'ensemble, et son fils Emile Clovis l'exploitera jusqu'à sa mort en 1930.
Le manoir du baron BLANC :
Émilienne, 3ᵉ fille âgée de 16 ans, attendra ses 18 ans pour épouser deux ans plus tard Émile DUSSOLLIET-GOND, devenu le seul homme de la famille, pour prendre avec ses deux sœurs aînées, jumelles de 19 ans, la direction de l'hôtel-restaurant.
C'est leur dernière fille Jeannette qui prendra leur suite, aidée par les "tantines", restées célibataires.
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L’hôtel du parc, qui a été appelé successivement de TROIS noms différents, devient un établissement familial, dont le nom s'affiche en grosses lettres sur sa façade.
Il possède 14 chambres toutes décorées avec goût. Les salles communes ont de belles boiseries anciennes. La clientèle, hors saison est en grande partie une clientèle d’affaires pour les entreprises locales et leurs partenaires.
Séduits par la qualité de l’accueil, ces commerciaux reviennent souvent pour leurs vacances familiales.
Une affaire de famille
L’âme de la maison a longtemps été Jeannette, fine cuisinière inventive et passionnée. Elle était aidée par son époux Maurice, également alpagiste, éleveur de vaches allaitantes, et du personnel fidèle à la maison. L'établissement était fréquemment retenu pour organiser des banquets légendaires des sapeurs-pompiers, de la fanfare municipale (photo de 1895) et des classes de conscrits.
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Au décès de la maîtresse de maison, leur fille Estelle, alors développeuse en informatique et paysanne a pris tout naturellement, comme une évidence, la suite de l’hôtel avec son compagnon Loïc. Les jeunes gens ont gardé une activité pastorale et avec une organisation sérieuse, ils gèrent l’hôtel du parc et leur activité agricole et sont heureux de continuer à faire vivre cette demeure patrimoniale.
Avec une organisation très méticuleuse et une qualité d’accueil exemplaire, la jeune propriétaire de l'établissement, et son conjoint se partagent de nombreuses tâches et peuvent compter sur leur personnel fidèle.
Maurice, toujours alerte, supervise l’accueil des petits déjeuners, l’entretien du parc et le fleurissement du manoir du baron Blanc. L’établissement propose de bons produits locaux de saison, yaourts faits maison, fromages de chèvres d’alpage l’été, charcuterie du Mont Charvin, miel de Loïc (ruches dans le parc). Les délicieuses et réputées omelettes du matin sont toujours réalisées sur la recette confidentielle de l'aîné de 86 ans.
Dans la matinée les amis et voisins passent souvent partager un café avec la famille Falcy tout en commentant le Dauphiné Libéré et les nouvelles locales avant de vaquer aux multiples occupations de la journée.
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