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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:00

Léon fils de Paul Mysse, a filmé durant de nombreuses années les événements de Faverges. Il laisse une importante filmothèque que son fils André Mysse a déposé aux Archives départementales de Haute-Savoie par l'intermédiaire de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain.

http://www.letelepherique.org/Catalogue-de-films-Faverges-nouvelle-grande-ville-527-7620-0-0.html

Aujourd'hui, la cinémathèque nous fait bénéficier des travaux d'adduction d'eau dans la rue Asghil Favre, les rue et place Carnot et la rue Victor-Hugo. Les conditions de travail ont beaucoup évolué, surtout au point de vue sécurité. Les enfants profitaient de ce nouveau terrain de jeux et les badauds étaient nombreux en cette année 1956.

Découvrez la séquence de 5 minutes 28 secondes sur le site de la Cinémathèque.

Les enfants s'amusent dans les travaux

On y remarquera le canal du biel (au-devant des enfants qui jouent) qui traversait la ville devant l'Hôtel de ville et qui a été détruit sur toute sa longueur à cette époque.

Reconnaître les habitants n'est pas chose aisée. Nos anciens peuvent aussi nous aider.

A vos mémoires, Mesdames et Messieurs !

Donnez vos réponses en situant la vue selon le temps qui défile sur l'écran. Et envoyez vos réponses à "Contact" (dernière ligne dans la "Présentation" à droite)

Merci d'avance.

(La date indiquée de 1956 ne semble pas exacte, il s'agirait plutôt d'une voire de deux années antérieures.)

Sur la photo ci-dessus :

- Daniel BRUN dans le tuyau et Andrée LATHURAZ qui le regarde surgir

Sur la vidéo, on peut reconnaître

- [à 1:18 min] ......................... (en cravate)

- [à 1:40 min] la Charcuterie-Boucherie LATHURAZ

- [à 2:23 min] Marguerite LATHURAZ épouse Léon BRUN, enfants LATHURAZ et BRUN

- [à 2:27 min] Sabine BRUN

- [à 2:45 min] Andrée LATHURAZ (ép. Gagneron]

- [à 2:59 min] Daniel et Sabine BRUN (avec son balai]

- [à 3:07 min] Jean Pierre BRUN

- [à 3:13 min] Mme ...............

- [à 3:59 min] Raymond FAVRE

- [à 4:05 min] Léon DESTAGNOL,

 

Le Président d'HPSLA-CPCGF. (Tous droits réservés)

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 07:59
Le local du Tabellion sarde au centre-ville de Faverges où étaient insinués (transcrits) les actes publics et sous-seing privés jusqu'en 1860

Le local du Tabellion sarde au centre-ville de Faverges où étaient insinués (transcrits) les actes publics et sous-seing privés jusqu'en 1860

Mariage entre Maurice VALET du Villars paroisse de Montmin d'une part et Marguerite ADAM de Talloires d'autre

[ADHS_Tabellion Faverges 6C300_1706_f°147_vue738]

L'an 1706 et le 18 du mois de novembre comme ainsi soit que mariage soit ésté traicté par parolle de tuteur et non encore solemnisé ni accompli en face de notre Ste mère l'église qui s'accomplira Dieu aidant entre honnête Maurice fils de feu Maurice VALET BON du village du Villard paroisse de Montmin d'une part et honorable Marguerite fille de feu Claude ADAM du village des Granges paroisse de Talloires d'autre,

à la première réquisition qu'en sera faite par l'une des parties à l'autre à peine de tous dams et parce que la coutume a ésté de tous temps observée en ce pays le dot se devoit constituer de part la femme au mary afin que les charges du mariage se puissent par le dit mary plus facilement supporter ;

à cette cause par devant moy notaire et témoins sous-nommés s'est personnellement établye la prénommée honorable Marguerite ADAM éspouse advenir laquelle de son bon gré pour elle et les siens s'est constituée et constitue pour son dot et mariage et pour le dot et mariage d'elle-mêsme constituante et pour elle au prénommé Maurice VALET son époux icy présent et acceptant pour luy et les siens

scavoir premièrement la somme de 250 florins monoye de Savoie provenue de bons et agréables services qu'elle a rendu à Révérend Messire Rodolphe ADAM son oncle prêstre curé dudit Montmin et par luy à ladite constituante présentement et réellement livré, et de son consentement remis entre les mains dudit Maurice VALET BON son époux ici présent et comme dessus acceptant

scavoir 100 florins d'un côsté et 40 florins pour un habit et les 110 florins restants qu'elle exigera dudit Révérend Sieur ADAM son oncle, et les remettra à sondit époux d'aujourd'huy en un an proche venant, en outre se constitue la troisième part de trois fossorées et demy de vigne situé au vignoble de Talloires lieu-dit à la Combaz qu'elle partagera avec la Perrine et Marie ADAM ses soeurs après le décès dudit Rd Sr ADAM leur oncle comme à lui appartenante comme par relâchement passé en sa faveur par ledit feu Claude ADAM leur père reçeuz et signé par Me Jacquat notaire les an et jour y contenus, par la relévation des debtes deues aux frères DECOUZ de St Jorioz sans que honorable Anne Aimé ADAM femme de Claude Eustache MARGANS du village de Rouvagny paroisse de Talloires y puisse rien prétendre attendu la constitution de 250 florins qu'elle luy a faite et payé le Rd Sr Rodolphe ADAM son oncle pour décharger l'hoirie de leur feu père en faveur de Marguerite, Perrine et Marie ADAM ses sœurs tel étant le vouloir dudit Sieur ADAM ;

plus se constitue tous et un chacuns ses droits paternels, maternels, sororinels, qu'autres généralement quelconques en quoy qu'ils puissent consister, et en quelle part qu'ils soient situés et assis jouxte d'iceux leur convenance dénomination situation et confins icy tenus pour exprimés et obviés pour brièfvetés que les parties disent bien scavoir tous droits appartenances et dépendances entrées sorties universelles et singulières pour la perquisition et recherche desquels elle se constitue son procureur spécial général et irrévocable la spécialité ne dérogeant à la généralité ni au contraire avec pouvoir en cas de plaid de constituer et substituer autres procureurs éslisants domicile à la forme du stil,

et pour ses accoutrements nuptiaux, un coffre neuf bois sapin fermant à la cléf, une brassière sarge de valance violletté fraiche couture, six chemises neufves, sept tabliers, une douzaine coiffes, douze gorgières, un cotillon d'estamet bleu déjà un peu usé, un cottillion toile à drap neuf, outre ses autres habits et menus linges quotidiens, euz et receuz lesdits habits, linges, et coffre en dernier lieu

constitué par le dit époux de ladite épouse ainsi qu'il dit et déclare avec serment dont il s'en contente et en soulte et quitte ladite constituante et les siens par ces présentes avec pact express de ne luy en faire jamais autre demande ny permettre être faite par qui que ce soit en jugement ni dehors à peine de tout dam,

et en contemplation dudit mariage s'est personnellement étably le prénommé Maurice VALET BON époux futur lequel de son bon gré pour luy et les siens donne baille et concède en accroist et augment de dotte à ladite Marguerite ADAM son épouse attendu qu'elle est de condition franche et pour l'agréement dudit mariage la somme de 205 florins par donnation pure simple dicte faite entre vif à cause de nopces et à jamais irrévocable suivant les bons us et coutumes du lieu, et pour le surplus des autres droits sus constitués ledit époux en promet faire augment en faveur de ladite épouse et des siens à rate de ce qu'il en exigera qui sera autres suivant la disposition du droit, et en notifiera en faveur de sadite épouse et de ses héritiers par tiltres authentiques afin qu'elle n'en puisse être frustré

de tout quoy le dit époux en promet faire la restitution à ladite épouse ou es siens le cas en arrivant coutant et dissous le mariage, et incontinent ledit cas advenu et pour plus grande asseurance de ladite restitution ors pour lhors et audit cas ledit époux avec luy la Françoise ROGEX sa mère obligent assignent asseptent et hypothèquent spécialement et expressément de sorte que la spécialité ne déroge à la généralité ny au contraire en faveur de sa dite épouse et des siens

scavoir le dit époux tous et un chacuns ses biens et ladite ROGEX dottaux, paraphernaux et adventitiaux quelconques présents et futurs qu'ils se constituent l'un pour l'autre et un chacun d'eux seul solidairement tenir desquels à défaut de ladite restitution icelle épouse s'en pourra saisir et emparer, faire les fruits siens, d'iceux user et jouir sans qu'ils luy puissent être imputés en soit ny diminuer des sommes et droits sus constitués ains tiendront lieux de légitime intérêtz, par forme d'antichrise cas iceux fruits audit cas iceux mère et fils asseptants les luy ont donnés et donnent par donnation pure simple dicte faite entre vif à cause de nopce et à jamais irrévocables et se sont d'iceux respectivement dévêtus et ladite épouse en ont investue par la rémission de ma plume à éscrire à la manière accoutumé, investir avec constitution de tenutte et possession en nom précaire requise.

Promettants lesdites parties contractantes par leur foy et serment et sous l'obligation de tous leurs biens présents et futurs qu'elles se constituent respectivement tenir d'avoir le présent contrat et tout son contenu agréé sans jamais y contrevenir ains l'observer inviolablement chacun en ce que luy touche aux peines et obligations respectives de tous dépens dommages intérêts renonciation par leurdit sus presté à tout droits, loix et moyens à ce contraire même ladite épouse et Françoise ROGEX à tous ceux aux femmes favorables et clausules requises.

Fait et passé à Faverges dans la maison de moydis notaire soubsigné, présents honnête Jean fils de feu Dominique VIFFRY de la Lavenche paroisse de Saint-Ferréol, et Jean-François GUYGON de moi notaire sondit fils dudit Faverges témoin à ce requis, lesdites parties et le dit VIFFRY témoin illitéré enquis et ledit GUYGON témoin a signé sur la minute du présent et moi Noël GUYGON notaire ducal royal dudit Faverges soussigné ay reçu le présent de ce requis et icelluy fait lever sur la minute originelle pour l'office de l'insinuation et l'ayant collationné et trouvé conforme, j'ai tabellionnellement signé. Noël GUYGON, notaire.

Transcription effectuée par Bernard-Marie PAJANI, historien savoyard, guide du Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy – 09 51 70 80 06
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 07:00

Amicale Boule de Faverges en concours le 9 avril 1933

Appel aux anciens boulistes du Boulodrome de la Glière pour venir visiter l'exposition qui leur est consacrée, le dimanche 15 novembre 2015, salle polyvalente de Faverges, de 9h à 17h.

Lors des Journées du Patrimoine des 19-20 septembre passés, le CPCGF, avec l'aide des anciens de l'Amicale Sportive Bouliste de Faverges, a présenté une rétrospective de « l'Association bouliste au fil du temps ».

Dans le but de présenter des documents inédits, ils ont été édités dans une brochure, après un appel lancé à tous les anciens boulistes pour prêter leurs photos lorsqu'ils exerçaient ce sport de loisir au bord du St Ruph-Eau morte, place de la Fontaine.

Le Boulodrome de la Glière est visible sous les frondaisons

Les Journées européennes du Patrimoine 2015 qui se sont déroulées au Boulodrome de la Glière, les samedi 19 et dimanche 20 septembre, ont permis une visite guidée toutes les heures de 10h à 17h, effectuée par un guide du patrimoine des Pays du Bout du Lac.

Lors du 28e SALON des Collectionneurs qui se tiendra le dimanche 15 novembre seront présentées pour la 1ère fois, les cartes postales anciennes en grand format du secteur de la Glaire, lieu mythique favergien où certains enfants naissaient tel que le relatent encore quelques habitants : "Mon père est né à la Glaire", rue de la Fontaine, proche de la glière du Torrent du Saint-Ruph, là où il devient l'Eau-morte.

Plus d'infos au 09 51 70 80 06 : phila.faverges74@wanadoo.fr

28e SALON des Collectionneurs

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Les autres visites concernent :

- la Philatélie adultes : les Peintres sur timbres-poste de France

- la Cartophilie : Doussard, Chevaline et Lathuile

- la Généalogie : Arbres généalogiques divers

- l'Histoire : Le hameau du Villard de Faverges

- les Photos anciennes : Les "Années en 5"

Troc'Livres

Nouveauté cette année 2015 : le 1er TROC'Livres

J'échange, J'achète, Je vends, Je donne.

Après avoir prévu une table à 3 euros, comme dans les vide-greniers, le CPCGF donne la gratuité d'une table par personne à tout le monde (enfants sous la responsabilité des parents), à la seule condition d'être présent à partir de 8 heures le matin, et d'occuper les places disponibles uniquement. Pas de déballage sauvage !

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 09:22

Cave, Vestige Romain à la légende erronée

Visite guidée du Boulodrome de Faverges

Aller à l'origine de la « Source du Biel »

Une grande première qui va révolutionner le microcosme local : une mise au jour participant aux origines de la ville de Faverges.

Lors de mises en travaux très récentes des agents municipaux, un circuit sur le domaine du Boulodrome de Faverges a mis en évidence le ''biel'', petit canal traversant la ville, permettant ainsi de remonter à sa source, au-delà de la cave dite "Vestige Romain" (photo ci-contre d'une carte postale avec légende erronée de 1910), sur les lieux appelés « la Glière de Faverges ».

Le président de la Société locale d'Archéologie, avec son habitude clownesque de présenter l'histoire locale, prétend y voir une ''Source des Romains'' qui, bien évidemment, ne peut exister. Ni les Romains, ni quiconque n'a jamais eu d'aptitude à créer des sources qui sont d'origine naturelle.

Les spéléologues Yan Tual et P. Degouve ont déjà fait apparaître, dès 1984, des éléments très précis de leurs plongées dans les entrailles de la Source de la Fontaine. Ils écrivent en 2001 : « La galerie est toute proche et semble se poursuivre horizontalement. En tout cas, elle est pénétrable. Seul un gros bloc gêne considérablement le passage. Après l'avoir dégagé, puis spité, nous parvenons à le faire bouger... ».

L'origine du développement industriel de la ville de Faverges dont le nom trouve son origine dans le mot ''Les Fabriques'' (= Fabricae, -as, -arum, en latin), depuis cette « Source de la fontaine » est due uniquement et de façon exclusive à la présence et l'utilisation par nos ancêtres de cette source et sa canalisation par le biel, qui ont permis d'installer une quinzaine d'artifices sur son cours (et non pas 28, comme le prétendent certains !). Nous reviendrons sur ces artifices dans nos prochains articles, que nous avons d'ailleurs déjà décrits récemment dans l'ouvrage cité ci-dessous.

La Résurgence du Jeu de Boules de Faverges, plan de 2001

La Résurgence du Jeu de Boules de Faverges, plan de 2001

La fontaine de Faverges en crue le 1er mai 2015

Ainsi donc, il n'existe pas d'origine romaine à la Source de la fontaine ou de la Glière. Le ruisseau qui longe le Boulodrome, entre le torrent de Saint-Ruph qui dévale les pentes abruptes du vallon du même nom, et l'Eau morte qui se déverse calmement dans le lac d'Annecy ne porte aucunement le nom de « glière », qui est une des erreurs que certains répètent [une partie de ces incohérences sont dévoilées ici : http://phila.faverges74.over-blog.com/article-connaitre-l-histoire-de-faverges-124987438.html/ ] (à inscrire sur la ligne de recherche si le lien direct ne fonctionne pas)

Quant à l'origine du « Biel », nous avons voulu connaître l'avis de l'Historien local, Bernard Pajani, dont les recherches depuis près de cinquante années et les notions d'histoire locale indéniables, lui ont permis d'acquérir une connaissance ''plus-que-parfaite'' des origines de la ville. Heureusement, naviguant en ce moment entre le XIIe et le XVIIIe siècles, il a pu nous joindre et répondre de façon très précise pour nous faire part de son avis très éclairé sur le sujet. [la réponse est ici : http://phila.faverges74.over-blog.com/article-le-torrent-de-saint-ruph-devient-l-eau-morte-123279666.html/ ] (à inscrire sur la ligne de recherche si le lien direct ne fonctionne pas)

Brochure du Biel de Faverges

Ne manquez pas également de vous procurer « Le Biel de Faverges » en vente dans le commerce favergien, par le président du CPCGF, ainsi qu'au Boulodrome de la Glière, lieu de rassemblement préféré des anciens Favergiens, au bord de l'Eau morte qui fait suite au Torrent de Saint-Ruph.

Alors, n'hésitez pas à vous procurer le seul ouvrage sur le sujet "Le Biel de Faverges". En vente au Boulodrome et dans le commerce local, au profit de l'association d'Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac, pour permettre à ses membres de poursuivre leurs recherches au profit des Favergiens de souche, de résidence ou de passage. Vous y découvrirez des renseignements fiables et étayés.

Voir le Fichier : Bon_de_Commande_des_Editions_du_Pre.pdf

Au Boulodrome en 1969

Exposition commentée au Boulodrome de Faverges

A l'occasion des Journées du Patrimoine, nous invitons les amateurs à inscrire sur leur agenda l'exposition commentée pour découvrir la véritable histoire du "Boulodrome de la Glière", le samedi 19 septembre de 10h30 à 16h30. Rendez-vous au Boulodrome. Visite gratuite du Boulodrome effectuée par un guide de l'Histoire et du patrimoine local. Des renseignements étayés et fiables seront également dévoilés pour la première fois sur " l'Histoire du Boulodrome au fil des ans ".

En attendant la publication de l'ouvrage que chacun pourra se procurer à cette occasion :

"L'Association Bouliste de Faverges - 1921-2015"

Nota : Rédigé sous forme ironique, l'article précédent n'en veut pas moins faire la promotion des origines de la ville de Faverges, chère à l'historien local qui la défend depuis cinquante ans.

© Copyright août 2015 CPCGF - phila.faverges74 AT wanadoo.fr

Autre blog à consulter : http://pajani.bernard.over-blog.com

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 06:30

Visite guidée de la « Source des Romains » découverte à Faverges

Une grande première qui va révolutionner le monde archéologique départemental : une découverte participant aux origines de la ville de Faverges.

09 03 Livre BP (88a)Lors de fouilles très récentes permettant de remonter à l'origine de la source du Biel, au-delà de la cave dite "Vestige Romain" (photo ci-contre) située au boulodrome de la Glière de Faverges, le président de la Société locale d'Archéologie, président bi-départemental des Guides des Pays de Savoie, ancien maire-adjoint au commerce et au tourisme, ancien trésorier de la Fédération Française d'Archéologie, ancien vice-président de l'Office de tourisme, ancien représentant de la commune à la Communauté des Michel Duret à la Source des RomainsCommunes et au Parc Régional du massif des Bauges, etc …, accompagné d'Alain spécialiste confirmé et reconnu en Archéologie, et de Patrick, animateur culturel, tous trois guides du Patrimoine des Pays de Savoie, a pu découvrir (photo ci-contre à gauche) quelle était l'origine du développement industriel de la ville qui porte le nom des ''Fabriques (= Fabricas, en latin)'', jusqu'à la « source des Romains », qui a pu être authentifiée par de nombreux objets découverts ''in situ'' (photo ci-dessous à droite). Sans doute ont-t-il trouvé le texte fondateur de la "Source des Romains" dans un registre qui devait rester enfoui depuis 2000 ans dans cette source ? Nous ne traderons pas à le savoir quand ils daigneront le publier, à moins que cela ne soit qu'une galéjade de plus, le président n'en est pas à une élucubration près !

Les découvreurs en train de répertorier leurs trouvaillesAinsi donc, il ne ferait plus aucun doute puisque attesté par trois guides émérites faisant autorité dans le domaine, que l'origine romaine est bien celle qui a fondé la Glière (ou le Biel, on ne sait plus trop à quelle eau se sourcer ! Mais, "peu lui chaut !" se plaît-il à ânonner), ruisseau situé au Boulodrome, entre le torrent de Saint-Ruph qui dévale les pentes abruptes du vallon du même nom, et l'Eau morte qui se déverse calmement dans le lac d'Annecy. [une partie de ses incohérences sont dévoilées ici : http://phila.faverges74.over-blog.com/article-connaitre-l-histoire-de-faverges-124987438.html/ ]

Quant à l'origine du « Biel », nous avons voulu connaître l'avis de l'Historien local, Bernard Pajani, dont les recherches depuis près de cinquante années lui ont permis d'acquérir une connaissance ''plus-que-parfaite'' des origines de la ville. Malheureusement, et heureusement pour lui, il navigue en ce moment entre le XIIe et le XVIIe siècles, et nous n'avons pas pu le joindre sur son téléphone portable. Nous ne manquerons pas de tenir nos lecteurs au courant de son opinion dès qu'il aura pu manifester son avis très éclairé sur le sujet.[la réponse est ici : http://phila.faverges74.over-blog.com/article-le-torrent-de-saint-ruph-devient-l-eau-morte-123279666.html/ ]

En attendant, nous invitons les amateurs à inscrire sur leur agenda la prochaine visite pour découvrir la véritable histoire de la "Source du Biel", le samedi 19 septembre de 10h30 à 16h30. Rendez-vous au site du Boulodrome, dénommé "la Glière". Visite gratuite effectuée par un guide de l'Histoire et du patrimoine local. Des renseignements étayés et fiables seront dévoilés pour la première fois !

Nota : Rédigé sous forme ironique, car des données publiées sont basées sur des erreurs manifestes dues à des méconnaissances évidentes et dont la dénonciation gêne le commerce touristique de certains illuminés, cet article n'en veut pas moins faire la promotion des origines de la ville de Faverges, chère à l'historien local qui la défend depuis cinquante ans.

Ne manquez pas également de vous procurer « Le Biel de Faverges » en vente dans le commerce favergien, par le président du CPCGF, ainsi qu'au Boulodrome de la Glière, lieu de rassemblement préféré des anciens Favergiens, au bord de l'Eau morte qui fait suite au Torrent de Saint-Ruph.

Vendu au profit de l'association d'Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac, pour poursuivre les recherhces au profit des Habitants.

Voir le Fichier : Bon_de_Commande_des_Editions_du_Pre.pdf

Le Biel de Faverges 1ère de Couverture de la brochure

 

© Copyright août 2015 CPCGF - phila.faverges74 AT wanadoo.fr

Autre blog à consulter : http://pajani.bernard.over-blog.com

 

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 13:26

L'Eau morte coule à Faverges

Après avoir démontré l'''abus de langage'' qui est le fait d'employer un mot dans une acception inusitée ou critiquée, ou d'employer un mot à la place d'un autre.

Au sens strict, l'utilisation d'un mot pour un autre n'est pas un abus du langage mais une impropriété de termes.

Venons-en aux temps modernes.

Du bas du Villaret, là où se termine la qualité torrentielle du torrent du Saint-Ruph, jusqu'à la sortie de Faverges, où commence la commune de Giez, nous allons suivre ce que nos anciens avaient bien décrit, déjà en 1865, et qu'avait concrétisé Sadi Carnot dans son rapport :

''Le lit de la glière du torrent de Saint-Ruf''.

Toutes les cartes d'état major, toutes les cartes IGN, tous les plans dessinés par les agents communaux ou tous les documents édités à but publicitaire mentionnent le Torrent de Saint-Ruph qui devient l'Eau Morte à partir du hameau du Villaret.

Nos anciens nés dans les années 1930-1940, qui habitaient rue de la Fontaine, l'allée qui mène au boulodrome de la Glière, naissaient « à la Glaire », terminologie employée improprement pour qualifier le lieu proche de la glière du torrent du Saint-Ruph. Il ne vient pas ''à l'esprit normalement développé'' de quiconque de prétendre un seul instant que ces personnes naissaient dans le torrent (!)

Si Constantin et Désormeaux maîtrisaient bien le patois savoyard, ils n'avaient que peu de notion des impropriétés des termes locaux qui avaient transformé les matériaux solides (les galets) en matière liquide (l'eau du torrent). Ils ont converti un barbarisme de termes en ce que l'on qualifie de nos jours un ''abus de langage''. En effet, tout un chacun n'aurait jamais admis que son père ou son oncle eût pu naître dans l'élément liquide qu'est le Torrent du Saint-Ruph, mais bien évidemment dans un lieu au nom particulier, ''La Glaire''.

Comme quoi, à l'évidence, « un égo sur-dimensionné » développe bien « une réflexion limitée » ! Il a fallu qu'un individu intéressé par son commerce touristique en prenne à sa guise comme à son habitude avec la vérité géographique, historique et locale. Encore faudrait-il savoir lire et comprendre lorsqu'on veut copier !

Durant les années 1930, la glière du Torrent de Saint-Ruph se déployait d'une rive à l'autre. Ici, le pont du Lachat qui verra ses piles, pourtant constituées de béton armé, emportées par des crues successives, et qu'il fallut beaucoup plus tard reconstruire sans piles.

Le lit de la glière du torrent de Saint-Ruf s'étire d'un bord à l'autre des rives

Le lit de la glière du torrent de Saint-Ruf s'étire d'un bord à l'autre des rives

A l'amont du boulodrome

La canicule de ce mois de juillet 2015 fait apparaître l'ampleur de cette glière tout au long du torrent du Saint-Ruph qui devient l'Eau Morte.

Dès l'amont du boulodrome, l'altitude du lieu est déjà bien au-dessous des 551 mètres que les géographes et géologues déterminent pour qualifier le caractère torrentiel du torrent du Saint-Ruph. Ici, déjà, celui-ci change d'appellation en devenant l'Eau Morte, et sa glière s'étale sur toute la largeur du lit du torrent :

Aval du pont du Lachat

Dès l'aval du boulodrome, un enrochement de protection du pont du Lachat crée une forte pente qui donne au torrent une force suffisante pour libérer le lit de la glière de ses galets, cailloux et sable, ne laissant subsister que les gros rochers. Le lit se rétrécit :

La glière au pont de Favergettes

Plus bas, en amont du pont de Favergettes, la glière s'étale à nouveau sur toute la largeur du lit du torrent de Saint-Ruph qui est déjà devenu l'Eau Morte, à 512,80 mètres d'altitude :

La longueur de la glière au pont d'Englannaz

Avant le pont d'Englannaz, la longueur de la glière ne laisse planer aucun doute sur l'appellation d'Eau morte qui est donnée au torrent de Saint-Ruph :

À l'aval du Pont d'Englannaz, le lit rétrécit

Mais, à nouveau, au-dessous du pont, l'Eau Morte reprend un débit plus rapide du fait de la pente créée et libère ainsi les galets, graviers et sable qui vont se déposer plus loin, à l'aval. Les bords du ruisseau se couvrent de saules et d'osier qui s'épaississent le long du cours d'eau :

La crue du torrent de Saint-Ruph au lieu-dit la glière (Claude Bandiera - 3 mai 2015)

Eau morte et sa glière à Mercier

Sous Mercier, la Glière de l'Eau Morte atteint la base des arbres et dégrade les parcelles :

Au pont Carrier, renaturation du Saint-Ruph

Au pont Carrier, sur la RD 1508, les artisans de l'entreprise FAMY entreprennent des travaux importants afin de renaturer le Torrent du Saint-Ruph dans sa portion où il est appelé ''Eau Morte'', dans la plaine de Mercier :

Le lit de la glière du torrent de Saint-Ruf

C'est ainsi que

Le lit de la glière du torrent de Saint-Ruf

est en cours de renaturation.

On notera toutefois l'impropriété du terme qui veut exprimer ''rendre naturel le lit de la rivière'', alors que, au contraire, il n'y rien de plus naturel que ''le lit tel qu'il est'', puisqu'il est dans l'état où la nature l'a configuré.

Mais la collectivité doit aussi participer à la protection des habitants et des parcelles cultivables. Alors, il faut parfois la guider dans ses aléas.

Des risbermes -en jaune- sont installées pour la protection des parcelles

Des risbermes ou ''talus de protection'' - en jaune - sont installées afin de protéger les parcelles contiguës de l'impétuosité de l'Eau morte lors des grandes crues du Torrent du Saint-Ruph.

© Bernard Pajani, Historien local et président du CPCGF - Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac – juillet 2015.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:30

Est appelé ''abus de langage'' le fait d'employer un mot dans une acception inusitée ou critiquée, ou d'employer un mot à la place d'un autre, qu'il s'agisse ou non d'une métonymie (ex : Kleenex pour mouchoir). Au sens strict, l'utilisation d'un mot pour un autre n'est pas un abus du langage mais une impropriété de termes.

La notion d'abus de langage proche de celle d'« excès de langage », est considérée comme « épilinguistique » (sans valeur scientifique) par certains linguistes, car elle impliquerait un jugement de valeur sur l'usage que les locuteurs font du langage : la connotation négative du terme abus de langage est associée au purisme linguistique.

Cette notion peut avoir des connotations juridiques quand des mots sont volontairement utilisés avec intention de nuire ou de tromper, par abus de pouvoir, abus de droit ou abus de confiance, dans un contexte commercial ou dans un contrat par exemple.

Avoir souvent recours aux abus de langage pour servir sa rhétorique, c'est faire preuve de travers. Ainsi, employer ''éphéméride'' (sorte d'almanach journalier) au lieu de ''chronique'' (recueil de faits dans l'ordre chronologique), employer ''favergeois, -oise'' (terme usité pour Faverges de la Tour en Isère) au lieu de ''favergien, -ienne'' (gentilé d'un habitant de Faverges en Haute-Savoie), employer ''peu me chaut'' (terme vieillot et inusité) pour ''peu m'importe'' (qualifiant un manque d'intérêt à communiquer = I don't care ! = frega un cazzo !), cela s'appelle faire le buzz !

Il ne peut exister d'''auto-critique'', sans relecture de son travail ! Modifier les notes d'autrui en s'en déchargeant est une manière d'agir tout simplement pitoyable, consistant à attribuer à autrui ce dont on est responsable, tout en le pillant allègrement et s'appropriant les recherches des autres car on ne ne sait les entreprendre.

Mes sources : Wikipédia (document qui cite ses sources), Le Larousse, Les archives publiques.

Un historien ne se laisse pas arrêter par un commentaire désobligeant ou dénigrant. Au contraire, c'est une occasion supplémentaire de continuer à rechercher d'autres preuves -- ou des éléments contraires qui viendraient infirmer ce qu'il prétend --. Aussi, mes lecteurs vont pouvoir bénéficier de nouveaux textes confirmant les abus de langage, voire les erreurs de terminologie, recherches ayant même permis de découvrir que la vraie terminologie était pourtant connue par ceux-là même – les conseillers municipaux - qui avaient écrit un peu tout et n'importe quoi au XIXe siècle.

Les glières sont des étendues de galets … non cultivables.

Où l'on rencontre encore en août 1796, Antoine NYCOLLIN rentier à Faverges qui hérite d'une maison, jardin, prés, vignes, champs, teppes, glières rière la commune de Faverges contenant 32 journaux, 331 toises 7 pieds, estimée 13.776 livres.

... transformant même des berges de galets en un torrent...

Où l'on rencontre encore en 1830, le Conseil municipal de Faverges qui tente d'obtenir l'autorisation de jeter un pont à talon sur le torrent de la glière car la route provinciale d'Annecy à l'Hôpital (Albertville) se trouve souvent coupée et interceptée par les eaux du torrent de Saint-Ruf.

Ainsi, on emploie indifféremment un terme pour l'autre …

Le torrent de la glière est appelé le torrent de St Ruf...

Où l'on rencontre encore en 1830 que les habitants de Faverges déposent du gravier et des pierres dans le lit du torrent de la glière appelé le torrent de St Ruf.

Il n'est plus torrent mais simple ruisseau ...

Où l'on rencontre encore en 1843 que les conseillers municipaux nomment ''torrent'' ce qui n'est qu'une berge de galets

Le lieu où le torrent dépose ses galets est une glière ...

L'imprécision de l'orthographe vaut imprécision du sens du mot.

Où l'on rencontre encore en 1851 que les conseillers municipaux nomment ''thorens'' (par similitude avec le patronyme) ce qui n'est toujours qu'une berge de galets, voire le lieu où le torrent n'est plus torrent mais simple ruisseau …

... on trouve tous les sens possibles ...

Où l'on rencontre plus récemment, dans plusieurs délibérations municipales de 1851, "... que les eaux de la Glière menacent de passer par-dessus le mur", ... "qu'il faut construire une digue depuis la Glière jusqu'au chemin de l'Annonciation", ... "qu'il n'est pas question de mettre en culture les Glières communales ..."

... dans la même délibération parfois ...

... en amont du pont de la glière ...

Où l'on rencontre encore en 1857 que les conseillers municipaux reparlent de réparations à effectuer sur les digues en amont du pont de la glière ...

... le pont de la glière ou le lit de la glière !!!

Où l'on rencontre enfin en 1857 que les conseillers municipaux prennent la peine de nommer correctement l'ensemble composé d'un lit, de la glière, du torrent et de son nom réel, permettant ainsi à l'Administration de discerner l'ensemble et d'éviter les confusions.

Il faut différencier le thorens du torrent ... les glières en culture du lit du torrent ...

Sadi Carnot, ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées de Haute-Savoie dépendant du Ministère de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics

Mais il faudra attendre encore l'année 1865 pour que Sadi Carnot, ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées de Haute-Savoie dépendant du Ministère de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, donne son autorisation de construction d'une digue conséquente afin de protéger la ville de Faverges, dont le mur se trouve de niveau avec

''le lit de la glière du torrent de Saint-Ruf''.

Rappelons simplement aux personnes peu familières à la pratique du franco-provençal que la ''glière'' se dit localement ''glaire'', « au sens de terre graveleuse qui s'applique à des terrains rocailleux et sablonneux, avoisinant le plus souvent, mais non nécessairement un cours d'eau », tel que l'avancent les patoisants émérites Constantin et Désormeaux dans leur dictionnaire du patois savoyard.

Ainsi, il aura fallu 27 ans aux conseillers municipaux pour trouver la bonne terminologie, citée ci-dessus, alors qu'ils mentionnaient en 1830 « le torrent de la Glière », associant le caractère torrentueux, impétueux et rapide du St-Ruph qui dévale du vallon homonyme, à la nature calme, tranquille, paisible d'une glière qui est la partie ''morte'' du torrent, d'où le nom d'Eau morte qui a été donné par la suite à cette partie paisible du torrent ; c'est ainsi que l'on a pu faire le rapprochement entre "la glière" et "l'Eau morte", alors que la 1ère entoure la 2de.

Comment ne pas comprendre cela ? ''Bouché bornéque ! Comme nous disait notre professeur de latin !'' pour qualifier celui qui ne voulait pas comprendre.

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J'espère simplement qu'à la lecture de cette explication, vous vous serez dit : « C'est que du bonheur ! ». Mais bon, moi j'dis ça, j'dis rien, hein ?

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© Bernard Pajani, Historien local et président du CPCGF - Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac – juillet 2015.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 10:00

C'est ainsi que nous avons été amené par nos deux articles précédents à démontrer que la réalité historique de notre commune avait été bafouée dans la petite brochure locale sur Jean Cochet, parue en 2010. D'autres articles demandent également à être corrigés, cela viendra en son temps, et les preuves indéniables en seront communiquées.

Le Président du CPCGF - Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac pratique l'Histoire locale depuis 1958 et une note de 17 ½ à la thèse de fin d'École normale en 1967, intitulée ''Faverges et son histoire'', complétée par un diplôme universitaire de paléographie lui permettent de revendiquer des connaissances et de relater des thèmes variés et nombreux à un public local averti (ou non!) de plus en plus nombreux. Ainsi, éditant nos brochures à 100 exemplaires qui sont lues, commentées et appréciées, le CPCGF qui prônait la défense des ''Collections de vitrines au détriment des collections de placards'', pratique actuellement ''L'histoire en brochures au détriment de l'histoire sur étagères''.

La Vérité n'est pas divisible, elle est une. Elle est celle qui provient des documents d'archives et qui ne souffre pas d'erreurs. Seuls les véritables chercheurs peuvent l'atteindre car ils la trouvent ; ceux qui ne cherchent rien, ne peuvent rien trouver.

Le vrai Faverges du XVIIIe siècle

Notre commune possède une richesse inégalable, un cadastre datant des années 1728 à 1738 – il a fallu 10 ans pour faire le nécessaire - comme pour la plupart des communes du duché de Savoie couvrant actuellement les deux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, mais aussi du Piémont et quelques communes du canton de Genève.

Cette grande carte appelée ''mappe sarde de 1732'' mesure 4,2m par 2,8m soit 11,76 m2. Elle est accessible à quiconque s'y intéresse en contactant les Archives départementales de Haute-Savoie, soit sur place, soit par Internet.

Elle fut confectionnée à l'initiative du duc Victor-Amédée II poursuivant l'édit de 1584 visant à indexer le montant de la taille sur la propriété agricole, malgré le manque évident de bonne volonté des nobles et du clergé, farouchement hostiles à une telle mesure, ce qui retarda les travaux durant un siècle et demi.

La campagne de relevé et de bornage débuta en 1728 et dura dix ans, produisant trois types de documents, la carte elle-même, établie au 1/2400e, un livre de géométrie répertoriant la parcelle, le propriétaire et l'étendue de la parcelle, et un livre d'estime évaluant le degré de rendement de chaque parcelle. En parallèle, le livre de transport dans l'ordre numérique des parcelles, permettra après la Révolution de 1789 d'indiquer les nouveaux propriétaires.

Les parcelles n°1313 et 1314 appartiennent à la Communauté, la première est un local qui contient les Archives municipales et celles du Tabellion (qui n'ont pas été détruites lors de l'incendie du 19e avril 1783), la seconde est la maison communale.où se réunissent les membres du Conseil.

Les parcelles n°1313 et 1314 appartiennent à la Communauté, la première est un local qui contient les Archives municipales et celles du Tabellion (qui n'ont pas été détruites lors de l'incendie du 19e avril 1783), la seconde est la maison communale.où se réunissent les membres du Conseil.

Tous les artifices qui étaient en activité durant ces dix années ont été nécessairement, obligatoirement et sans oubli possible, inventoriés, mesurés, estimés par les agents du duc de Savoie. Ils ont été inscrits dans la tabelle préparatoire pour être mise en consultation dans la maison communale. À Faverges, celle-ci se trouvait sur la parcelle 1314, contiguë à la parcelle 1313 qui hébergeait les salles des Archives du Tabellion, repérée au 95-107 de la rue Carnot de 2015.

Le véritable emplacement des seuls 15 artifices de Faverges au XVIIIe siècle

Le véritable emplacement des seuls 15 artifices de Faverges au XVIIIe siècle

Retour sur la présence constante d'une glière dans l'eau morte du torrent de Saint-Ruph, depuis la plus haute antiquité, permettant de démontrer l'abus de langage dérivant d'un non-respect des terminologies.

Une pièce de pré, marais et glière à la Malladière

Où l'on rencontre en avril 1625, Antoine MARCHAND de la Balmette qui achète à Jean De FAVERGETTES, une pièce de pré, marais et glière contenant environ un quarteron "à la maladière de Faverges"

Glière et Vorzier à la Bournette en 1693

Où l'on rencontre encore en mars 1689, dans le partage des héritiers de feu François DURIER, l'attribution à l'un des héritiers d'un "journal de glière vorzier situé lieudict à la Bournette que jouxte la glière et vorzier de Jean Gard du levant"

... la teppe et glière de Me Pierre CHAPPIS ...

Où l'on rencontre encore en juillet 1693 l'Eau morte à Englanne et une teppe et glière à la Balmette dans l'acte de mariage de Pierre PARIS et Jeanne Louyse CHAPPIS de la Balmette qui donne en dot une pièce de terre ... dessoubz la terre de Claude CHAPPIS dessus l'eau morte part d'Englanne et la teppe et glière de Me Pierre CHAPPIS part de ladicte Balmette ...

... mise en culture des Glières Communales

Où l'on rencontre plus récemment, dans plusieurs délibérations municipales de 1851, "... que les eaux de la Glière menacent de passer par-dessus le mur", ... "qu'il faut construire une digue depuis la Glière jusqu'au chemin de l'Annonciation", ... "qu'il n'est pas question de mettre en culture les Glières communales ..." dans la même délibération parfois.

On pourrait encore trouver d'autres exemples (qui seront indiqués au fur et à mesure des lectures) stipulant que la Glière possède à Faverges plusieurs significations : la rivière, un lieu-dit, un dépôt de graviers ... on est bien en présence d'un abus de langage.

© Bernard Pajani, Historien local et président du CPCGF - Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac – juin 2015.

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 19:23

« En histoire plus qu'ailleurs, la fiabilité des sources est capitale et doit être un des premiers soucis de tout chercheur, si ce n'est son obsession première. À tous les niveaux, tout doit être vérifié. Une erreur peut se glisser partout, dans un commentaire verbal, dans une brochure d'association, dans un compte-rendu d'interview, dans un livre ou une base de données. À tout chercheur, à tout historien de le savoir et de toujours faire preuve de défiance, tant vis-à-vis d'un autre chercheur que d'un acte ou écrit officiel. » ainsi commençait mon dernier article !

Et j'ajoutais que « ce n'est pas parce que l'information se trouve sur Internet ou dans un livre que cette information est garantie ! »

C'est ainsi que notre commune se trouve confrontée à cet énorme problème de vérité historique dans la petite brochure sur Jean Cochet, parue en 2010 mais titrée 2009, sous les plumes de Guy Brassoud et René Faré. Ces deux auteurs ont réalisé un excellent travail de recherches. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la partie historique. En page 6, un article prétend qu'il existait au XVIIIe siècle 28 artifices dans la ville, dénombrés précisément, se basant sur des études parues dans des brochures précédentes éditées par les mêmes responsables, mélangeant ainsi aisément les époques, additionnant les artifices tout au long des siècles au fur et à mesure que Robert Tissot les citait. Mais A. P. ne se préoccupe nullement de savoir si ces artifices occupaient la même place et avaient le même propriétaire ou l'un de ses descendants. Il présente en page suivante un plan, copié de celui d'Henri Baud paru en 1990 (mais sans citer son ouvrage contrairement à R.Tissot qui est cité huit fois !)

Mappe du centre de Faverges dessinée par Henri Baud en 1990

Mappe du centre de Faverges dessinée par Henri Baud en 1990

Henri Baud fait beaucoup d'erreurs que A.P. a tenté de corriger. Celui-ci ajoute quelques artifices, change de place les bâtiments et les dénomme à sa façon, semblant ignorer totalement qu'il s'agit de la Mappe de 1732, et pourtant – ô comble ! - il avise le lecteur que les n° entre parenthèses renvoient aux parcelles de la mappe. Mais il ne distingue plus que 18 artifices alors qu'il en citait 28 ! Étonnant !

Mappe du centre de Faverges d'A.P. copiée et complétée en 2009

Mappe du centre de Faverges d'A.P. copiée et complétée en 2009

Un comparatif avec la mappe elle-même fait apparaître pas moins de vingt erreurs, tant de numéros, d'emplacement d'artifice, de passage du biel, à l'air libre ou non, d'alignement de rues, situant même une tannerie là où se trouvaient les archives communales, et quatre clouteries et un rebattoir à cuivre là où ne s'élevait qu'une masure. En voici un aperçu :

Parcelle 330 : scie et non battoir, foulon ...

Parcelle 1313 : Archives et non tannerie

Parcelle 1314 : Maison communale non tannerie

Parcelle 1347 : Une seule clouterie et non deux

Parcelle 1348 : Église et non chapelle

Parcelle 1982 : moulin et non papeterie

Parcelle 1997 : masure et non battoir

Parcelle 1998 : masure et non chaudronnerie

Parcelle 2020 : masure et non 4 clouteries et rebattoir à cuivre

Les extraits correspondants du Livre des Transports de Faverges sont pourtant clairement lisibles :

Les vrais noms des artifices extraits du Livre des Transports de Faverges

Les vrais noms des artifices extraits du Livre des Transports de Faverges

Bien évidemment, les repreneurs a posteriori de ces renseignements ne pourront que répéter les mêmes erreurs relevées dans les brochures correspondantes.

Mais ''Peu lui chaut'', au président de cette association, qui fait parfois de la ''gynécologie'' pour clabauder.

En pages 18-19-53 de l'ouvrage, se trouve la généalogie de Jean Cochet, basée sur des travaux ne lui appartenant pas mais qu'il a allègrement manipulés à sa guise, sans offrir de relecture au rédacteur avant impression. La page 19 est un véritable « MASSACRE » de la vie de la famille du personnage étudié. Il lui est plus facile de s'attribuer le travail des auteurs que de faire des recherches qui ne mènent « qu'à ce qui existe déjà ! » a-t-il la prétention d'ajouter. S'il n'est pas chercheur, que fait-il depuis 40 ans ? Cela lui octroierait-il le droit de piller les ouvrages, de copier les photos pour ses expositions ? Une surveillance accrue sera dorénavant exercée sur ses publications. Il a été averti d'ailleurs qu'une plainte serait déposée pour atteinte au Copyright.

Faire de l'histoire, ce n'est pas faire le clown devant un public !

''Prôner l'utilisation de Facebook sous prétexte que Wikipédia comporte des erreurs'' est le choix qu'ont fait ces personnes. Dans ce cas, on se garde bien d'écrire des sujets d'histoire locale afin de ne pas prêter le flanc à la critique, sinon il faut avancer les preuves, avec des sources fiables, et non se citer soi-même.

Comparatif entre le vrai Faverges de 1732 et le Faverges erroné de 2009

Comparatif entre le vrai Faverges de 1732 et le Faverges erroné de 2009

Comparaison des plans de 1990 et 2009 avec la mappe de 1732

Comparaison des plans de 1990 et 2009 avec la mappe de 1732

PS : Le décès de Guy Brassoud, historien social, qui s'était beaucoup impliqué dans les recherches sur Jean Cochet, a empêché la publication de cette petite mise au point, en forme de respect pour sa mémoire.

En outre, dans cet article, les commentaires ont été interdits.

Seuls les commentaires directs en boîte mail sont acceptés afin d'éviter les messages injurieux, tels ceux de la trésorière L.P.

© Bernard Pajani – juin 2015 - Histoire et Patrimoine des souces du Lac d'Annecy

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:23

Et si c'était faux ?

En histoire plus qu'ailleurs, la fiabilité des sources est capitale et doit être un des premiers soucis, si ce n'est l'obsession première de tout chercheur. À tous les niveaux, tout doit être vérifié. Une erreur peut se glisser partout, dans un commentaire verbal, dans une brochure d'association, dans un compte-rendu d'interview, dans un livre ou une base de données. À tout chercheur, à tout historien de le savoir et de toujours faire preuve de défiance, tant vis-à-vis d'un autre chercheur que d'un acte ou écrit officiel.

En outre, ce n'est pas parce que l'information se trouve sur Internet ou dans un livre que cette information est garantie ! N'importe qui peut décider de publier un livre, une brochure en l'éditant ''à compte d'auteur'' ou par une association, autrement dit en payant un imprimeur qui le fabriquera sans vérifier son orthographe ni son contenu.

Bien des publications des siècles précédents, volontiers complaisantes, faisaient état de renseignements non prouvés et, qui plus est, bien souvent en se copiant les uns les autres.

Un ouvrage sérieux se doit de citer ses sources de façon précise (avec, pour les documents d'archives, l'indication de leur lieu de conservation et de leur cote afin de pouvoir s'y reporter). Il en est de même dans le texte d'un chercheur publié dans le bulletin d'une association, y compris – même si c'est plus rare – dans une publication généalogique.

Quand la source indiquée devient uniquement un bulletin d'association lui-même, sans aucune indication du document original qui a permis à cet historien intermédiaire de développer son argumentation, on tombe dans le flou absolu. Cet historien peut être un chercheur débutant, qui fera des progrès,mais dont les recherches, en leur état, peuvent contenir des erreurs, à commencer par des erreurs sur les lieux, les patronymes, mal identifiés par quelqu'un manquant d'expérience en paléographie, sans connaissance non plus du latin.

Normalement, un bon chercheur, un bon historien doit indiquer non seulement les références précises de ses informations (dates et lieux des événements ou actes) mais aussi et obligatoirement en donner les cotes d'archives.

Beaucoup de bases de données ont été réalisées dans les années 1980, à partir de dépouillements menés dans le cadre de contrat TUC (travaux d'utilité collective), par des jeunes souvent très peu ou très mal formés, qui ont mal lu les documents, et dont les relevés n'ont pas été contrôlés. Plus récemment, on a pu trouver une « honorable » qui était devenue une « honble » par méconnaissance de la paléographie, sans compter les innombrables erreurs de transcription qui sont une des conséquences de la transformation de la culture en commerce touristique : il faut terminer au plus tôt, sans vérification approfondie mais aussi sans étude comparative.

Exemples de documents posant problème :

La S.S.H.A. supprime les sources des renseignements, et se contente d'une bibliographie (il est impossible de travailler à partir d'un document ... il faut refaire le propre travail de l'auteur).

Des thèses d'étudiants pourtant très documentées (Christophe Tonin, Catherine Brun ...) ont fait de nombreuses références à des bulletins d'association locale (c'est l'histoire de l'homme qui a vu l'homme ... qui a vu l'homme ... qui a vu l'ours !).

L'erreur répétée par deux ou plusieurs cousins sur Geneanet ne donne pas une certitude (il revient à chacun de revenir aux sources pour éviter de se laisser embarquer sur une fausse piste !).

Ainsi faire référence à un seul auteur, tel que Constantin-Désormaux pour indiquer que le torrent de Saint-Ruph s'appelle ''la Glière'', confondant le ruisseau (objet liquide) et le lieu de ''la Glaire'' (objet solide) est une faute ! Tous les auteurs, même ces deux patoisants, sont unanimes à désigner ''la glière'', comme étant la grève graveleuse sur laquelle se déposent les cailloux, galets et sables en bordure d'une rivière, quel que soit son nom. L'avoir fait inscrire dans le marbre du parcours du biel caractérise la ''réflexion limitée'' du grossier personnage, qui n'est pas à un abus de langage près.

Le but hagiographique de l'individu ne fait aucun doute !

L'Eau morte traverse Faverges depuis le Villaret

L'Eau morte traverse Faverges depuis le Villaret

L'Eau morte traverse Faverges depuis le Villaret, puis les villages de Giez et Doussard, avant de se déverser dans le lac d'Annecy, au lieu-dit "Glière".

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